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Drame à l'Épiphanie: «C'était une bombe à retardement»

Si les voisins ont semblé étonnés du drame... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Si les voisins ont semblé étonnés du drame qui s'est joué dans une résidence de L'Épiphanie, ce n'est pas le cas de l'ex-femme du suspect, qui le considérait comme un homme pouvant être violent.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Marie-Michèle Sioui
La Presse

Les voisins de François Néron ont tous été étonnés d'apprendre qu'il est soupçonné d'avoir tué sa femme, Anise Rousselle, dimanche à l'Épiphanie, avant de se donner la mort. Mais pas son ex-femme, que La Presse est parvenue à retrouver.

Anise Rousselle a été trouvée sans vie dans son domicile de L'Épiphanie vers 10h dimanche matin. François Néron se serait suicidé près des chutes de Rawdon, où un passant l'a retrouvé le jour de la fête des Mères.

«C'était une bombe à retardement», a déclaré l'ancienne conjointe de Néron. Cette dernière prétend que l'homme aurait mis le feu à sa maison de Le Gardeur vers 1h dimanche, ce que refusent de confirmer les policiers. Son fils, son conjoint et elle ont pu sortir de la maison à temps, a-t-elle ajouté.

Son ex-femme, qui préfère taire son identité, a décrit François Néron comme un homme violent, qui accumulait les frustrations. Elle ne lui parlait plus depuis un certain temps et elle avait obtenu la garde de leur fils de 14 ans. «Il ne voulait plus voir son père, parce qu'il était violent», a-t-elle déclaré au sujet de son garçon. À demi-voix, elle a ajouté qu'elle a elle-même contacté la police dans le passé, effrayée par le comportement de celui qui était son mari.

Étonnement

Devant le 26, rue Notre-Dame, à L'Épiphanie, où habitaient Anise Rousselle, François Néron et leur fils de 3 ans et demi, les réactions étaient tout autres. «Ils étaient toujours de bonne humeur», s'est rappelée Nancy, qui gardait le petit du lundi au vendredi. «Ses parents étaient importants pour lui. C'est triste, parce qu'il devient orphelin.» Comme son mari, Anise Rousselle avait un enfant né d'une union précédente. Au moment du drame, sa fille était chez son père. L'enfant du couple était quant à lui chez une amie. «On avait préparé un bricolage pour la fête des Mères», a indiqué Nancy.

Chez les voisins, on a également évoqué une famille d'apparence heureuse. «On les a vus se baigner la semaine dernière», a rapporté l'un d'eux. «Je ne les ai jamais entendus se chicaner», a déclaré une autre.

Selon nos informations, François Néron avait coupé les ponts avec sa famille depuis plusieurs années. Il travaillait dans un supermarché IGA de Montréal. Sa femme, avec qui il s'était marié il y a environ cinq ans, occupait un emploi dans une papeterie de Repentigny. Le couple avait emménagé dans le quartier à l'automne. «Ils étaient heureux d'être ici, d'avoir acheté une maison», a remarqué Nancy.

Le service d'enquête des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec a ouvert une enquête afin d'élucider les circonstances du drame.

- Avec la collaboration de Vincent Larouche




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