Exclue d'une piscine, une handicapée recevra 4000$

Les règlements sur les maillots visent à assurer... (Photo d'archives)

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Les règlements sur les maillots visent à assurer la salubrité des piscines et la sécurité des baigneurs.

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Une femme handicapée qui s'est fait refuser l'accès à une piscine d'Ahuntsic en 2011, en raison de la forme de son maillot de bain, recevra une compensation financière de 4000$ pour préjudice moral.

Outre le versement de cette somme, l'arrondissement Ahuntsic-Cartierville s'est engagé à modifier son règlement sur le port du maillot dans le but d'accommoder les personnes ayant un handicap. C'est ce qu'a fait savoir la Commission des droits de la personne, hier. La femme en question avait porté plainte à la Commission après sa mésaventure, alléguant la discrimination fondée sur un handicap.

L'organisme avait ensuite déposé une poursuite au Tribunal des droits de la personne au nom de la plaignante. L'affaire s'est toutefois réglée avant, par une entente négociée le printemps dernier entre l'arrondissement et la Commission.

La Montréalaise dont il est question ici, et qui ne veut pas être identifiée, est affectée depuis sa naissance d'un oedème lymphatique à une jambe. Sa jambe gauche est très enflée et sa peau est amincie. Pour être plus à l'aise quand elle se baigne, elle porte un maillot spécial en lycra, avec haut standard, mais dont le bas est un pantalon large.

Trop ample

Le 8 juin 2011, vers 20h30, la femme s'est présentée vêtue de ce maillot à la piscine Sophie-Barat. Elle était accompagnée d'une amie. Au moment d'entrer dans l'eau, elle a été interpellée par une sauveteuse en raison de son maillot «trop ample.» En vertu du règlement, les maillots doivent coller au corps, lui aurait-on fait valoir.

La discussion qui s'est ensuivie et qui a impliqué une autre sauveteuse n'a mené à rien. La baigneuse disait avoir été dévastée par la manière cavalière avec laquelle elle a été traitée. Elle est finalement allée à la piscine du Collège Regina Assumpta, où on ne lui a pas fait de problème.

Les sauveteuses soutenaient pour leur part que madame s'était montrée arrogante, qu'elle les avait insultées en leur disant qu'elles n'avaient pas de jugement. Elle avait aussi signalé qu'elle porterait plainte aux droits de la personne.

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, la femme se réjouit de l'entente, qui promet un changement dans le règlement. «C'est important de parler de ça pour que les gens avec un handicap sachent qu'il y a moyen de pallier ça. Je pense par exemple aux personnes brûlées», a-t-elle indiqué à La Presse.

Règlement modifié

Louis-Philippe Meunier, porte-parole de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, a indiqué hier que le règlement a été modifié et affiché en 2013, selon les recommandations de la société de sauvetage et des communautés culturelles. Ce règlement stipule que les maillots doivent être faits de tissu non absorbant, coller au corps pour tout ce qui dépasse les épaules et les genoux et être utilisés uniquement pour la baignade. Les besoins particuliers seront traités au cas par cas, selon M. Meunier. Les utilisateurs doivent discuter avec les personnes en autorité à la piscine.

Les règlements sur les maillots visent à assurer la salubrité des piscines et la sécurité des baigneurs. Des vêtements trop amples pourraient nuire lors d'un sauvetage, explique-t-on.




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