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Des témoins réduits au silence

Les expériences que trois professionnelles et une secrétaire juridique ont... (Illustration La Presse)

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Illustration La Presse

Les expériences que trois professionnelles et une secrétaire juridique ont vécues avec Caroline Duval pourraient donner des munitions à son ancienne cliente, qui lui reproche d'avoir mal défendu ses intérêts. Et de lui avoir ainsi fait perdre la garde de sa fille cadette.

L'avocate ayant succédé à Caroline Duval

L'avocate lavalloise qui a succédé à Me Duval, à la suite de placement de l'enfant, elle semblait coincée. «Je ne peux pas refaire le travail que Me Caroline Duval aurait dû faire. Malheureusement, aujourd'hui, c'est ma cliente qui en paye les frais», a-t-elle déclaré à la juge Lucille Beauchemin en juin 2012, lors d'une conférence préparatoire à une nouvelle audition avec la DPJ.

Contrairement à Caroline Duval (admise au Barreau en 1997 et non en 1999, comme une consoeur homonyme), sa consoeur voulait produire «des montagnes de documents» et faire entendre deux psychologues - celle de la mère et surtout celle de l'enfant, qui n'avaient apparemment pas la même vision que la DPJ. La psychologue de l'enfant «va venir dire que des choses qui apparaissent sont des faussetés», a dit l'avocate de la mère.

L'avocate de la DPJ a protesté, en disant: «[La psychologue] était là la dernière fois, et la décision a été prise par l'avocate de la mère de ne pas la faire entendre.»

L'enfant

Dans une lettre remise par la mère au Barreau, la psychologue confirme s'être vainement rendue en cour. Mais elle n'a peut-être pas eu l'heure juste. «Lors de cette journée, Me Caroline Duval, qui m'avait préalablement demandé d'être présente, m'a informée que le juge refusait d'entendre mon témoignage, tout comme celui de la mère», indique sa lettre datée du 12 juillet 2013.

Des transcriptions judiciaires montrent que la juge Lucille Beauchemin a exprimé des doutes quant à l'utilité de certains témoignages. Questionnée par la mère - dans le cadre d'une requête déposée en mars 2013 -, elle a toutefois précisé qu'elle ne l'aurait jamais empêchée de faire sa preuve en disant: «Impossible. (...) Écoutez, c'est un déni de justice, je ne fais jamais ça.»

La psychologue de la mère

De son côté, la psychologue de la mère, Denise Corriveau, a rédigé un rapport - en pleine nuit, dit-elle, pour éviter que l'avocate Caroline Duval se retrouve hors délais. Ce rapport a été déposé en Cour supérieure, mais apparemment jamais à la Cour du Québec, où s'est joué le placement de l'enfant en famille d'accueil.

«Selon ce que j'ai observé depuis 10 ans, ce qu'on dit de la mère dans le rapport de la partie adverse n'est pas vrai. C'est plutôt une bonne mère qui a tout fait pour que ça aille bien. Je le dirais devant n'importe quelle cour. Mais je n'ai jamais été appelée à témoigner; c'est inquiétant», a déclaré Mme Corriveau en entrevue, après avoir été relevée de son secret professionnel par sa cliente.

L'ex-secrétaire

L'ancienne secrétaire de Caroline Duval «m'a téléphoné à plusieurs reprises au courant de l'année 2011, pour me mettre en garde contre son manque de professionnalisme», allègue la mère dans sa demande d'enquête au Barreau.

Jointe par La Presse, la secrétaire retraitée confirme cette information, mais craint d'être poursuivie si elle s'explique publiquement.

Un courriel obtenu d'une autre source révèle à tout le moins qu'elle voulait sacrifier une partie de ses vacances pour aider - bénévolement - la mère à mettre son dossier en ordre. Le 3 août 2011, la secrétaire a écrit à Caroline Duval: «Si nous avions fait ce travail, cela vous aurait également sauvé du temps et vous auriez pu vous concentrer à élaborer les détails que [la mère] aurait notés sans avoir à passer des heures à fouiller le dossier.»

Caroline Duval lui a répondu le lendemain, en disant qu'elle connaissait «dorénavant le dossier par coeur, pour avoir épluché tous les fichiers page par page». Avant d'ajouter, deux mois et demi avant l'audition: «J'ai bien peur que malgré que nous ayons prouvé que c'est de monsieur que viennent tous les ennuis, [l'enfant] soit trop malade pour revenir chez sa mère. [...] Et je ne pense pas que [la mère] souhaite vraiment avoir sa fille avec elle, tant que l'[enfant] ne revient pas à elle-même.»




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