Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) recherche les victimes potentielles d’Alain Provost, un homme accusé d’avoir harcelé et menacé plusieurs femmes au cours des cinq dernières années.

Alain Provost utilisait le même modus operandi avec ses victimes. Après avoir choisi leur numéro au hasard, il entrait en contact avec elles à de nombreuses reprises sous le couvert d’une fausse identité, a décrit le SPVM dans un communiqué. « Les enquêteurs ont de fortes raisons de croire qu’il aurait pu faire d’autres victimes au Québec », peut-on lire.

Lorsque les femmes refusaient de répondre à ses questions à propos de leur emploi du temps et de leur activité physique, l’homme de 36 ans les insultait et tenait des propos incohérents. « Parfois, il ne fait que respirer, soupirer ou gémir », a poursuivi le SPVM, en ajoutant que l’accusé communiquait aussi par écrit avec ses victimes et leur envoyait parfois des photos de lui.

Le multirécidiviste en matière de harcèlement criminel et de communication harcelante aurait frappé à Montréal, à Terrebonne et à Sherbrooke, selon le SPVM, qui le décrit comme « un homme à la peau blanche s’exprimant en français. Il mesure 5 pi 10 po et pèse 180 lb. Il a les cheveux et les yeux bruns. »

La Section des enquêtes criminelles est du SPVM a procédé à l’arrestation d’Alain Provost le 5 juin en collaboration avec la Sûreté du Québec, le Service de police intermunicipal de Terrebonne/Sainte-Anne-des-Plaines/Bois-des-Filion ainsi que le Service de police de Sherbrooke. Après avoir comparu le 6 juin au palais de justice de Montréal, il demeure détenu.

Le SPVM a invité « toute personne qui aurait été victime ou qui connaît quelqu’un qui aurait pu être victime d’Alain Provost » à déposer une plainte officielle en se rendant à son poste de quartier ou en appelant le 911.