L’humoriste Philippe Bond a reconnu mercredi avoir pris le volant avec un taux d’alcool plus élevé que la limite permise à la sortie d’un bar de Rivière-du-Loup en mars dernier. La vedette de l’humour héritera ainsi d’un casier judiciaire pour son crime.

Publié le 25 mai
Louis-Samuel Perron
Louis-Samuel Perron La Presse

Les mains placées derrière son dos, l’humoriste et animateur semblait nerveux durant sa brève comparution devant la juge Sophie Lavergne mercredi matin, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Philippe Bond a décidé de couper court au processus judiciaire en plaidant coupable à un chef d’accusation d’alcool au volant. Plus précisément, l’accusé reconnaît avoir eu une alcoolémie de 0,10, alors que la limite légale est de 0,08, dans les deux heures suivant le moment où il avait cessé de conduire un véhicule. Il ne s’agit donc pas d’un chef pour avoir conduit avec les facultés affaiblies.

Selon les faits présentés en cour, Philippe Bond a été dénoncé à la Sûreté du Québec par un citoyen ayant vu l’humoriste prendre le volant après avoir consommé de l’alcool dans la nuit du 30 au 31 mars dernier. Les policiers ont alors visité quelques hôtels de Rivière-du-Loup pour finalement voir arriver Philippe Bond avec ses techniciens. Il a échoué un premier test d’alcool, puis un second au poste de police. Ses droits ont été respectés par les policiers, a spécifié son avocat.

L’avocat de la défense, MJean-Daniel Debkoski, a souligné devant la juge que son client plaidait ainsi coupable à la première véritable occasion. Il avait tenté de le faire par visioconférence, le mois dernier, au palais de justice de Rivière-de-Loup, mais le juge avait refusé d’entériner sa reconnaissance de culpabilité, comme il n’était pas présent en personne. Le dossier a donc été transféré à Saint-Jérôme, plus près de son lieu de résidence.

La juge Lavergne a condamné Philippe Bond à la peine minimale, soit une amende de 1000 $ et une interdiction de conduite pour une période d’un an. Il pourra toutefois se tourner vers la SAAQ pour demander un permis spécial afin de conduire un véhicule muni d’un éthylomètre. Notons qu’il conserve un casier judiciaire.

Me Sédrik Valiquette a représenté le ministère public.