Les deux policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) toujours suspendus en raison d’arrestations musclées en novembre seront de retour en fonction dès dimanche prochain.

Publié le 28 janvier
Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

« Le policier qui fait l’objet d’une enquête par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) se verra assigné à des tâches administratives », peut-on lire dans le communiqué du SPVQ. L’autre agent pourra reprendre ses fonctions régulières. Au total, cinq policiers d’une même escouade avaient été suspendus à la fin novembre. Trois d’entre eux ont repris leurs fonctions le 20 décembre dernier.

Dans la nuit de 26 au 27 novembre, des images ont capté l’arrestation de Pacifique Niyokwizera près du bar le Dagobert. Le jeune homme se fait donner des coups par un agent et se fait envoyer de la neige au visage. Une autre arrestation controversée a eu lieu au restaurant Portofino de Sainte-Foy le même soir.

Trois des cinq policiers suspendus en novembre avaient participé aux deux interventions du 26 novembre. Ces agents font partie de l’escouade GRIPP, affectée à la surveillance des bars.

Malgré le retour des policiers en fonction, le SPVQ a précisé que les enquêtes en matière disciplinaire, l’enquête du Commissaire à la déontologie ainsi que l’enquête criminelle par le BEI « suivent toujours leur cours ». « Comme ce genre d’enquête peut prendre un certain temps, la direction du Service de police tenait à ce que les policiers offrent une prestation de service pour prêter main-forte à l’organisation dans l’accomplissement de sa mission première qui est d’assurer la sécurité des citoyens de l’agglomération de Québec », peut-on lire dans le communiqué.

Avec Henri Ouellette-Vézina et Gabriel Béland, La Presse