L’agente Nancy Gagnon est blâmée par le Commissaire à la déontologie policière pour avoir transmis au syndicat des policiers un constat d’infraction qu’elle avait remis à Denis Coderre en 2012.

Publié le 19 janvier
Alice Girard-Bossé
Alice Girard-Bossé La Presse

Selon le Commissaire à la déontologie policière, l’agente Nancy Gagnon « ne s’est pas comportée de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction » en transmettant le constat d’infraction, peut-on y lire dans le jugement daté du 30 décembre dernier.

Le 20 mars 2012, l’agente Gagnon, qui est policière depuis mai 1996, a remis un constat d’infraction à Denis Coderre pour avoir omis de payer des droits et des frais à la Société d’automobile du Québec.

Vers la fin de l’année 2014, elle a reçu un appel d’un homme de la Fraternité des policiers et policières de Montréal lui demandant d’avoir une copie du constat d’infraction.

Elle lui transmet, présumant qu’il s’agissait d’un document auquel la Fraternité pouvait avoir accès. « Elle croyait que son syndicat ne lui ferait pas une demande pouvant la mettre dans l’embarras », indique-t-on dans le jugement.

Le 17 décembre 2014, le journaliste de La Presse Patrick Lagacé se trouve en possession d’une copie du constat d’infraction.

Le Commissaire à la déontologie policière juge que l’agente Gagnon aurait dû valider à quelle fin ce document était destiné.

« Malgré sa bonne foi, [Nancy Gagnon] admet qu’en transmettant le constat d’infraction sans vérifier à quelles fins ce document était destiné, elle ne s’est pas comportée de manière à préserver la confiance et la considération que requiert sa fonction. »