Un homme qui prenait pour cibles des femmes au hasard dans la rue à Montréal, pour les agresser sexuellement, a plaidé coupable à huit chefs d’accusation, jeudi au palais de justice de Montréal.

Publié le 13 janvier
Isabelle Ducas
Isabelle Ducas La Presse

Sobhi Akra a gardé la tête baissée pendant que la procureure de la Couronne Carolyne Paquin a fait un résumé des cinq agressions sexuelles et trois tentatives d’agression sexuelle qu’il a commises entre octobre 2017 et novembre 2018.

L’homme de 38 ans semblait avoir le même modus operandi pour chaque victime : il surprenait les femmes par-derrière pour leur agripper les seins ou les parties génitales. Certaines agressions ont eu lieu en plein jour, d’autres le soir.

Dans un cas, Akra s’en est pris à une adolescente de 17 ans qui se rendait à l’école, vers 8 h le matin, en novembre 2018 : il a glissé sa main sous la jupe de son uniforme scolaire, avant de prendre la fuite en courant.

En février 2018, en début de soirée, il a agressé une femme qui arrivait chez elle en voiture. Alors que la victime venait de se stationner et était penchée pour prendre des effets personnels qui se trouvaient sur la banquette arrière, Sobhi Akra lui a touché les fesses, puis les parties génitales, en lui disant : « Tu es tellement sexy, je veux te donner du plaisir. »

Il s’est ensuite excusé avant de prendre la fuite.

Une autre agression s’est produite sur le quai de la gare d’un train de banlieue, alors qu’une autre victime rentrait chez elle le soir après s’être entraînée au gym.

Lettres d’excuses

Sobhi Akra a admis tous ces faits, en plaidant coupable par l’intermédiaire d’une interprète qui faisait la traduction pour lui en arabe.

Le résidant de Saint-Laurent, qui travaille comme plombier, a commencé une thérapie en sexologie.

Il a aussi rédigé des lettres d’excuses à l’intention de ses huit victimes.

Avant qu’il reçoive sa peine, la procureure de la Couronne a demandé qu’il subisse une évaluation psychosexuelle.

Elle a aussi indiqué que les avocats de l’accusé avaient l’intention de demander une peine de prison de six mois moins un jour, afin de ne pas nuire aux démarches d’immigration d’Akra.