Un jeune qui était présent lors de l’intervention musclée devant le bar Dagobert a été accusé vendredi matin d’agressions sexuelles sur deux mineures. Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dit être à la recherche d’autres victimes potentielles.

Publié le 3 déc. 2021
Gabriel Béland
Gabriel Béland La Presse

Kalilou Barry, 19 ans, a été arrêté jeudi par le SPVQ en lien avec ces affaires. M. Barry aurait agressé sexuellement les deux adolescentes le 4 août, à Québec.

La police a aussi arrêté jeudi deux complices allégués de M. Barry. Les deux adolescents étaient toutefois mineurs au moment des faits, ce qui nous interdit de les nommer.

« L’enquête, initiée au mois de septembre dernier à la suite d’une dénonciation, a permis l’arrestation hier [jeudi] de Mamadou Kalilou Barry ainsi que de deux autres complices masculins âgés de 17 et 18 ans pour des agressions sexuelles sur deux victimes âgées de moins de 16 ans au moment des évènements », a indiqué le SPVQ dans un communiqué vendredi.

Le SPVQ a diffusé une photo de M. Barry dans l’espoir, dit-il, d’obtenir d’autres dénonciations. « Nous avons des raisons de croire qu’ils auraient pu agresser d’autres personnes », lit-on dans le communiqué.

Kalilou Barry se trouvait au côté de Pacifique Niyokwizera lors de l’intervention au Dagobert. Le jeune homme avait accordé des entrevues à plusieurs médias pour dénoncer l’intervention policière survenue dans la nuit de samedi à dimanche dans la capitale.

Les images de l’arrestation musclée de M. Niyokwizera ont soulevé de vives réactions. Plusieurs autres vidéos d’arrestations violentes du SPVQ ont surgi dans les derniers jours et mis le service de police dans l’embarras.

« Ils nous ont vus en gang et nous ont dit de déguerpir. On était tranquilles à attendre notre lift. On a commencé à les filmer. Puis, ils ont sorti le poivre de Cayenne », a expliqué Kalilou Barry à La Presse au lendemain de l’intervention.

Questionnée vendredi sur le moment choisi pour les arrestations, soit quelques jours après l’intervention controversée au Dagobert, la ministre de la Sécurité publique a dit s’en remettre au système de justice.

« Je n’ai pas à commenter ces informations. S’ils l’ont arrêté, c’est qu’ils ont des motifs », a dit Geneviève Guilbault en mêlée de presse.

« La justice va suivre son cours. Si quelqu’un est accusé d’agression sexuelle, j’espère qu’ils l’arrêtent, dit-elle. Je salue toujours le courage des victimes qui dénoncent. »

Avec la collaboration de Tommy Chouinard et Mayssa Ferah, La Presse