Revirement jeudi au palais de justice de Sorel-Tracy. Le Hells Angels de Trois-Rivières, Serge Lebrasseur, qui devait subir une enquête sur remise en liberté lundi, a décidé de plaider coupable au chef de non-respect des conditions pour lequel il a été arrêté chez lui mercredi matin.

Daniel Renaud
Daniel Renaud La Presse

Du même souffle, Lebrasseur s’est désisté d’un avis d’appel visant à contester une décision rendue en février par un juge de la Cour du Québec qui l’a reconnu coupable d’avoir intimidé un gardien de sécurité près du stationnement du traversier Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola en juin 2019.

Lebrasseur avait été condamné à quatre mois d’emprisonnement pour cette affaire d’intimidation en avril. Jeudi, un juge lui a ajouté un mois consécutif pour le non-respect des conditions, pour une peine totale de cinq mois.

Le magistrat a ainsi entériné une suggestion commune de la poursuite, assurée par MGeneviève Beaudin, et de la défense, représentée par MRudy Daelman.

Une condition claire

Après son verdict rendu en février et sa condamnation prononcée en avril, Lebrasseur a déposé un avis d’appel à la Cour supérieure. En attendant, sa peine a été suspendue et il a été libéré provisoirement sous conditions, notamment de « ne pas faire référence directement ou indirectement à la victime sur quelque média social que ce soit ».

Mais mardi, à 11 h 05, Serge Lebrasseur a publié sur sa page Facebook un dessin représentant un costaud motard aux cheveux longs prenant à la gorge un homme en uniforme.

Sur le dessin, on peut lire la phrase suivante : « Ça va se régler ah, ah, ah. J’ai retrouvé celui qui m’a barré sur le traversier Sorel-Tracy ha, ha, ha ».

CAPTURE D’ÉCRAN DE FACEBOOK

Le dessin était toujours sur sa page au moment d’écrire ses lignes. « Bonnes vacances l’gros au club med… encore ! ! ! », réagit l’un de ses amis.

À la suite de l’arrestation de Lebrasseur pour intimidation envers un gardien de sécurité, sa veste des Hells Angels a été saisie et confisquée.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.