(Ottawa) La femme au cœur des allégations d’inconduite sexuelle contre l’ancien haut commandant militaire du Canada affirme que le général à la retraite Jonathan Vance estime qu’il est « intouchable ».

Publié le 22 avr. 2021
La Presse Canadienne

La majore Kellie Brennan affirme que l’ancien chef d’état-major de la Défense lui a dit qu’il avait le contrôle (« owned » en anglais) sur le Service national des enquêtes des Forces canadiennes, qui mène l’enquête sur les allégations portées contre lui.

Elle dit qu’il lui a ordonné de mentir au service d’enquête et l’a menacée de possibles répercussions si elle ne dit pas ce qu’il veut.

Mme Brennan soutient que c’est devenu une habitude de M. Vance de croire que les règles ne s’appliquent pas à lui, révélant à un comité de la Chambre des communes qu’il a engendré deux enfants avec elle, mais n’a payé aucune pension alimentaire.

Mme Brennan dit qu’elle ne s’attend pas à ce que justice soit rendue dans son cas, mais elle sera heureuse si, en s’exprimant, elle force un changement de culture dans les Forces armées canadiennes.

Mme Brennan soutient qu’elle a eu une relation à caractère sexuelle avec M. Vance, son officier supérieur, à partir de 2001 et qui s’est poursuivie après qu’il a été nommé chef de la défense en 2015. M. Vance a nié tout acte répréhensible.