La Sûreté du Québec sollicite l’aide de la population afin de localiser deux adolescentes qui pourraient bien être des « témoins potentiels » en lien avec la disparition de Solange Bergeron, dans le secteur de Trois-Rivières.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

Dans un communiqué diffusé vendredi, le corps policier indique que ses enquêteurs « souhaitent notamment identifier deux adolescentes ou jeunes adultes qui étaient assises sur un banc près du fleuve, vers 14 h 40 », le 25 mars dernier — soit le jour de la disparition de Solange Bergeron — dans les environs du parc Laviolette à Trois-Rivières.

« L’une d’entre elles portait des espadrilles sport de marque Under Armour dans les teintes de gris avec des accents blanc et rose », indique aussi la SQ.

Solange Bergeron, âgée de 57 ans et originaire de Victoriaville, est portée disparue depuis plus d’une semaine. Son véhicule a été localisé le 31 mars, dans le stationnement du parc Laviolette. Mesurant 1,64 m, soit environ 5 pieds et 4 pouces, et pesant 54 kg, l’équivalent de 119 livres, elle a des cheveux blonds ainsi que des yeux bleus. Elle aurait été vue pour la dernière fois sur la rue Gendron, à Victoriaville, le 24 mars.

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Solange Bergeron

Jeudi, le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a annoncé l’ouverture d’une enquête sur le Service de police de Trois-Rivières dans ce dossier. L’organisme affirme dans un communiqué que dans l’après-midi du 25 mars, une citoyenne de Trois-Rivières, qui aurait été dans le parc Laviolette, « aurait remarqué au loin ce qui lui apparaissait comme une personne dans les eaux du fleuve Saint-Laurent ».

Cette citoyenne aurait ensuite « perdu de vue cette personne ». Peu après, la femme aurait contacté le Service de police de Trois-Rivières pour signaler l’incident. « Après avoir discuté avec différents intervenants du Service de police de Trois-Rivières, on aurait répondu à la dame qu’il n’y avait pas motif à déplacer des intervenants d’urgence », indique-t-on.

Quatre enquêteurs du BEI ont été chargés de faire la lumière sur le traitement de cet appel, et sur les circonstances entourant l’intervention de la police de Trois-Rivières. D’après les premières informations, Mme Bergeron aurait tenu « des propos suicidaires ».

Toute personne détenant une ou des informations pertinentes dans cette affaire est priée de contacter la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec, en composant le 1-800-659-4264. Un traitement confidentiel et anonyme pourra être assuré. Le BEI, de son côté, peut être joint via son site web.