(Québec) Le père des deux enfants retrouvés morts à Wendake, Michaël Chicoine, a comparu brièvement mardi matin au palais de justice de Québec.

Gabriel Béland Gabriel Béland
La Presse

L’homme de 30 ans est accusé de deux meurtres au second degré. Détenu, il a comparu par visioconférence. Son dossier a été reporté au 30 mars, puisque la preuve n’a pas encore été entièrement communiquée par la poursuite.

Le procureur de la Couronne, MThomas Jacques, a fait parvenir mardi matin une clé USB à l’avocat de M. Chicoine. Elle contient notamment un rapport d’enquête.

« La communication principale de la preuve a été faite, mais il reste de petits compléments à obtenir », a précisé MJacques, ce qui explique le report à la fin de mars.

Michaël Chicoine est accusé du meurtre de ses deux fils. Olivier, 5 ans, et Alex, 2 ans, ont été retrouvés morts en octobre dernier dans la réserve huronne-wendate de Wendake, en banlieue de Québec.

Leur père s’était lui-même livré aux policiers de Québec dans les heures précédant la découverte des corps.

Une mère « en colère »

Même si le procès n’a pas commencé, plusieurs informations sur le drame ont déjà filtré dans les médias. La mère des deux garçons a ainsi révélé qu’elle tentait d’obtenir la garde exclusive de ses fils. Elle avait aussi demandé l’aide de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

« Je suis en colère. Notre Québec se dit doté d’un système de protection de l’enfance. Et moi, quand j’ai fait appel à la DPJ pour protéger mes propres enfants, il était où, ce système de protection là ? » avait déclaré Émilie Arsenault en novembre dernier.

Michaël Chicoine était quant à lui aux prises avec d’importants problèmes de santé mentale selon sa mère, la grand-mère d’Olivier et d’Alex.

« Dieu sait qu’il a demandé de l’aide à plusieurs reprises », se désolait Mylène Chicoine dans une lettre aux médias quelques jours après le drame.

L’état mental de l’accusé au moment du drame sera vraisemblablement au cœur d’un éventuel procès.

D’autres investigations

En plus de l’enquête criminelle pilotée par la police, le drame de Wendake a mené à la création d’autres investigations.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a lancé une enquête externe sur les actions de la DPJ de la Capitale-Nationale dans ce dossier. La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a aussi demandé deux enquêtes.