Un policier de la Sûreté du Québec accusé l’automne dernier d’avoir agressé sexuellement un mineur a été arrêté jeudi soir pour avoir brisé ses conditions de remise en liberté. L’agent Pierre Boies s’est retrouvé en présence du plaignant même si cela lui était interdit, selon nos informations.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

L’homme de 57 ans doit comparaître vendredi au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Pierre Boies aurait également brisé une autre de ses conditions de remise en liberté, en utilisant les réseaux sociaux. Il a été arrêté jeudi soir à Bromont.

Le résidant de Belœil était soumis à une dizaine de conditions de remise en liberté depuis sa comparution à la mi-novembre pour de nombreux crimes à caractère sexuel. Il est notamment accusé d’agression sexuelle, d’incitation à des contacts sexuels, de contacts sexuels avec un mineur de moins de 16 ans, de leurre informatique d’un mineur et de possession de pornographie juvénile.

« Les évènements se seraient produits entre juin 2019 et le 29 octobre dernier. Pierre Boies aurait contacté sa victime via les réseaux sociaux en utilisant sa véritable identité. […] Les actes reprochés à l’individu ne se seraient pas produits alors qu’il était en fonction », avait alors expliqué la SQ.

Parmi ses conditions de remise en liberté, il lui était entre autres interdit d’utiliser un réseau social ou un site de rencontre, de communiquer avec le plaignant et sa famille et d’être en présence de mineurs.

Notons que Pierre Boies avait déjà été arrêté en décembre 2019 dans le cadre d’une enquête portant sur une autre victime. Il ne fait face à aucune accusation dans cette affaire pour le moment. C’est à la suite de cette première arrestation que le policier a été suspendu de ses fonctions.