L’alligator qui avait provoqué une commotion en décembre dernier en s’échappant d’un camion pour se balader sur la rue Jarry, à Montréal, aurait mordu un enfant à Sainte-Julie.  

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

La fillette, d’âge préscolaire, aurait été mordue à un pied, samedi dernier, au domicile des propriétaires de l’entreprise Repti-Zone, qui possède l’alligator et plusieurs autres animaux exotiques.  

Une plainte a été déposée lundi auprès du service de police Richelieu-Saint-Laurent.

« Une blessure mineure a été constatée par les policiers, mais n’a pas nécessité de soins particuliers », a indiqué le sergent Jean-Luc Tremblay.

La police enquête sur l’incident. En collaboration avec les autorités municipales et le ministère de la Faune, les enquêteurs détermineront s’il y a lieu de porter des accusations.

Repti-Zone offre des activités de familiarisation avec les animaux exotiques, populaires dans les écoles ou lors de fêtes d’enfants.

Le règlement de la ville de Sainte-Julie interdit de posséder des animaux exotiques.  

À la suite de plaintes, les services animaliers se sont rendus à la résidence de la propriétaire de Repti-zone à plusieurs reprises au cours des derniers mois, dont une fois en présence des policiers.

« Un constat d’infraction a été émis parce que les inspecteurs ont constaté la présence d’animaux non indigènes au Québec, mais il n’y avait pas d’alligator à ce moment », indique Julie Martin, coordonnatrice des communications de Sainte-Julie.

Les inspecteurs se sont déjà fait refuser l’accès aux lieux. Lors d’autres visites, il n’y avait pas d’animaux sur place, ajoute Mme Martin.  

Les services animaliers se sont encore rendus à la résidence mardi, mais il n’y avait personne sur les lieux.

« On ne joue pas avec la sécurité des gens. C’est pourquoi nous allons tout faire pour faire respecter notre règlement », assure Julie Martin.

Des agents de protection de la faune ont aussi été saisis d’une plainte et « analysent le dossier pour déterminer s’il y a matière à enquête ou non », indique Catherine Ippersiel, porte-parole du ministère de la Faune.

Le ministère précise que « l’entreprise détient un Permis professionnel de garde d’animaux pour la réalisation de ses activités de présentation d’animaux dans le cadre d’expositions, de spectacles ou de productions audiovisuelles ».

En décembre dernier, cet alligator avait causé tout un émoi dans le quartier Villeray : après avoir réussi à sortir d’un camion stationné sur la rue Jarry, il s’était caché sous une voiture, puis avait traversé la rue, causant un attroupement, avant que ses propriétaires ne soient prévenus et récupèrent l’animal.