Les trois militants environnementalistes qui ont escaladé le pont Jacques-Cartier l’automne dernier pour souligner « l’urgence climatique » ont comparu jeudi matin au palais de justice de Montréal pour faire face à des accusations de méfait et de complot pour commettre un méfait.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Malgré ces accusations, le militant Yann Robitaille ne regrette aucunement ses gestes. « On assume pleinement. Il y a une urgence climatique, et on a un devoir moral d’agir. On ne regrette pas, surtout compte tenu de l’impact que les gestes ont eu. Ça a amené beaucoup, beaucoup de visibilité. L’urgence climatique, c’est scientifiquement prouvé et on doit en discuter. On doit vraiment faire quelque chose », a-t-il plaidé en mêlée de presse.

La coaccusée Chantal Poulin se réjouit également de l’impact du coup d’éclat. « Il y a eu énormément de discussions. Beaucoup de gens ont décidé de se joindre à des mouvements pour l’environnement. Presque à tous les jours, des gens me disent qu’ils ont entendu parler d’Extinction Rebellion et qu’ils ont décidé de se mobiliser pour la première fois », a-t-elle déclaré à la suite de la brève comparution.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, ARCHIVES LA PRESSE

Chantal Poulin

Chantal Poulin, Yann Robitaille et Mélanie Dupuis sont accusés de complot et d’avoir « interrompu ou gêné l’emploi » du pont Jacques-Cartier, le 8 octobre 2019. Les accusations ont été déposées le 16 décembre dernier par voie sommaire.

Ils reviendront en cour le 21 avril prochain.