(Saint-Jean) La police affirme que plusieurs agents correctionnels ont été arrêtés en lien avec la mort d’un Autochtone dans une prison provinciale de Terre-Neuve-et-Labrador — mais elle n’a pas spécifié le nombre.

Sarah Smellie
La Presse Canadienne

La Force constabulaire royale de Terre-Neuve a déclaré lundi dans un communiqué de presse que les arrestations étaient liées à la mort de Jonathan Henoche au pénitencier de Sa Majesté à Saint-Jean. La police n’a pas indiqué quand les agents correctionnels ont été arrêtés.

Jonathan Henoche avait 33 ans lorsqu’il est décédé le 6 novembre 2019, après une altercation signalée avec des agents de la prison. Il attendait son procès pour des accusations de meurtre au premier degré en lien avec la mort en 2016 d’une femme de 88 ans au Labrador. Peu de temps après la mort de Jonathan Henoche, la police a annoncé que sa mort faisait l’objet d’une enquête d’homicide.

Le constable James Cadigan a refusé de dire à La Presse Canadienne lundi lors d’une entrevue téléphonique combien d’agents correctionnels avaient été arrêtés. « Nous cherchons toujours, essentiellement, à fournir des informations supplémentaires une fois que l’enquête continuera de progresser », a déclaré James Cadigan. Il a mentionné que la situation était « fluide ».

La police a déclaré dans le communiqué de presse de lundi que les accusations n’avaient pas été prononcées devant le tribunal et que les personnes arrêtées avaient été libérées sous certaines conditions et comparaîtraient au tribunal à une date ultérieure.

L’avocat de la famille Henoche, Bob Buckingham, a déclaré que la famille avait appris que des arrestations avaient été effectuées lundi matin et que d’autres arrestations étaient en cours.

Bob Buckingham a demandé une enquête publique sur la mort de Jonathan Henoche.

Il a indiqué que maintenant que des gens ont été arrêtés, la famille Henoche est soulagée. Il s’est dit toutefois préoccupé par le manque d’informations fournies par la police.

« La famille n’a pas été informée du nombre de personnes accusées et de ce dont elles ont été accusées », a déclaré Bob Buckingham lors d’une interview lundi.

« Je suis préoccupé par le fait que des personnes ont été arrêtées et libérées parce que cela me dit que les accusations ne sont pas aussi graves en vertu du Code pénal que je l’aurais cru. »

Il a affirmé que la police n’avait pas été en contact avec lui.

Le ministre de la Justice, Steve Crocker, a publié lundi un communiqué disant que la situation était « extrêmement sensible et grave ». « Nous avons révisé et continuerons d’examiner les politiques et les procédures des services correctionnels pour adultes afin de nous assurer que nous respectons les meilleures pratiques de tout le pays », a déclaré Steve Crocker, ajoutant qu’il ne pouvait pas divulguer les détails de l’affaire.

Il a déclaré qu’en tant qu’employeur, son ministère est incapable de dire si les agents travaillent toujours à la prison.