Le ministère de la Justice met en place des mesures spéciales pour assurer le respect de la distanciation physique lors des mêlées de presse au palais de justice de Montréal, alors que le procès de Gilbert Rozon, mardi, a donné lieu à des attroupements.

Hugo Pilon-Larose Hugo Pilon-Larose
La Presse

Interpellé par La Presse, le responsable des relations médias au ministère de la Justice, Paul-Jean Charest, a affirmé que le ministère « [prend] acte des attroupements survenus le 15 décembre » au palais de justice de Montréal et que « des mesures supplémentaires [seront mises en place] afin de s’assurer du respect de la distanciation physique ».

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, le ministère prévoit à l’avenir « élargir exceptionnellement la zone réservée aux médias » lorsqu’« une audience engendre un intérêt médiatique accru », ainsi que « prévoir, lorsque c’est nécessaire, une zone délimitée pour la tenue de mêlées de presse avec les procureurs avant et après l’audience. »

« Nous prenons très au sérieux la situation. Le ministère de la Justice est mobilisé à mettre en œuvre les mesures nécessaires depuis le début de l’urgence sanitaire. De plus, nous sommes en constante collaboration avec le ministère de la Sécurité publique afin d’assurer la sécurité dans les palais de justice », a écrit le ministère par courriel.

Mardi, les nombreux journalistes présents au palais de justice pour couvrir le procès de Gilbert Rozon ont été tenus de rester dans une zone restreinte pour faire leur travail, à la demande répétée des constables spéciaux. Même si les journalistes étaient masqués, cette situation a forcé un grand nombre de reporters d’être collés les uns sur les autres pendant une mêlée de presse, ne respectant plus la distanciation de deux mètres en chaque individu.