Se considérant comme injustement exclues des programmes d’aide gouvernementale, sept entreprises appartenant à un même propriétaire entament des procédures judiciaires contre le gouvernement du Québec pour pouvoir recevoir l’aide financière réservée aux entreprises situées en zone rouge.

Antoine Trussart Antoine Trussart
La Presse

« Cette poursuite vise à faire cesser l’arbitraire auquel sont soumis les établissements licenciés, qui en raison de clause d’exclusion de nature financière ou de moralité (appareils de loterie vidéo, érotisme, services personnels, etc.) sont systématiquement exclus des prêts et subventions offerts par le Gouvernement du Québec », affirme par courriel Sébastien Sénéchal de la firme DHC Avocats qui représente les entreprises demanderesses.

Les subventions d’aide aux entreprises en région en alerte maximale (AERAM) sont accessibles aux entreprises de tous les secteurs d’activité, sauf les jeux de hasard et d’argent et « toute autre activité qui serait de nature à porter atteinte à la moralité », peut-on lire sur le site du gouvernement.

Les entreprises qui intentent la poursuite exploitent des bars de danseuses nues, ou ayant des loteries vidéo ainsi que des saunas et autres « spas de santé » se retrouvent donc exclues de l’aide gouvernementale.

Elles ont toutes vu leurs demandes d’aide financière se faire refuser par le gouvernement et allèguent qu’elles pourraient devoir fermer définitivement si de l’aide ne leur est pas octroyée.

Les établissements sont tous la propriété de Qi Chen, qui réside à Laval. Il s’agit du bar Mania, du Chinois Spa Santé et du Sauna Oasis à Montréal, du bar Le Pigale à Gatineau, du bar Le Zipper à Saint-Hyacinthe et d’Au Champion Bar à Laval.

L’AERAM prend la forme d’un pardon de prêt pouvant aller jusqu’à 15 000 $ par mois pour couvrir des frais fixes, comme le loyer, les taxes et les assurances.