Une enquête rapide de l’équipe Quiétude du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a permis de saisir cinq armes à feu illégales chez un proche des Hells Angels à Montréal-Nord la semaine dernière.

Vincent Larouche
Vincent Larouche La Presse

Les enquêteurs de l’équipe, créés il y a un an pour freiner la violence par armes à feu, avaient reçu un signalement d’une source anonyme au sujet d’un homme soupçonné de cacher plusieurs armes illégales. En moins de 24 h, les policiers ont réussi à appréhender Guy Chartrand, 53 ans, un résident du boulevard Saint-Vital à Montréal-Nord.

Chez lui, ils ont récupéré un fusil tronçonné à deux canons de calibre 12, une carabine à un coup Stag Horn Magnum, un fusil à un coup Boito, une carabine à levier Savage modèle 99, ainsi qu’un fusil semi-automatique Remington modèle 1100. Une des armes avait été rapportée volée à Montréal, et une autre dans la région de l’Outaouais.

« Cette saisie a permis de retirer de la circulation des armes qui auraient autrement pu servir à commettre des crimes. Le SPVM entend d’ailleurs maintenir la pression exercée sur les groupes criminels afin de contrer la violence par armes à feu », a déclaré le corps de police dans un communiqué.

Guy Chartrand, qui possède une longue feuille de route en matière criminelle, a comparu samedi dernier devant un juge pour faire face à une série d’accusations liée à la possession d’armes illégales. En 2010, il avait d’ailleurs écopé d’une interdiction de posséder des armes pour une période de dix ans, à la suite de sa condamnation dans un dossier lié aux stupéfiants.

Le quinquagénaire est connu pour être un proche des Hells Angels. Il avait notamment été arrêté en 2009 dans le cadre d’une enquête baptisée « 4545 Armes ». Le Groupe tactique d’intervention avait défoncé la porte du logement qu’il occupait dans Hochelaga-Maisonneuve avec Patrick Turgeon, un homme de main de Patrick Corbeil, le gestionnaire de la « compagnie » créée sous la direction des Hells Angels pour gérer le trafic de stupéfiants dans le secteur. Du matériel à l’effigie du club de motards criminels avait été saisi dans l’appartement.