Plusieurs rassemblements d’amateurs de voitures modifiées sont survenus dans la grande région de Montréal dans les dernières semaines. Quelque 200 chauffeurs ont récidivé samedi soir dans le stationnement du restaurant Orange Julep à Montréal et 158 contraventions ont été distribuées.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

« Lors de ces réunions, plusieurs infractions au Code de la sécurité routière en lien avec les véhicules modifiés, des infractions criminelles concernant la conduite dangereuse et des actions susceptibles de mettre en péril la vie et la sécurité d’autrui ont été constatées », précise la Sûreté du Québec (SQ) dans un communiqué.

Samedi dernier, une quinzaine de corps policiers, dont ceux de Montréal, Laval, Longueuil et Repentigny, ont dû intervenir. Les membres du groupe s’étaient donné rendez-vous une fois de plus via les réseaux sociaux dans les stationnements de différents commerces.

Plus de 200 automobilistes sont impliqués et 158 constats d’infraction, dont cinq pour grand excès de vitesse, ont été émis par les policiers.

« Une surveillance particulière sera portée à ce type d’événement afin de rappeler aux automobilistes l’importance du respect du Code de la sécurité routière pour la sécurité de l’ensemble des usagers du réseau routier », avertit la SQ.

Des centaines d’amateurs de voitures s’étaient rassemblés le 7 novembre à Laval dans le stationnement d’un Walmart. La police était alors intervenue pour démanteler ce rassemblement illégal.

On rapportait un évènement similaire survenu la soirée de l’Halloween à Repentigny.

Les réfractaires se donnent rendez-vous les samedis soirs via Snapchat. Selon la police de Repentigny, certains ne respectent pas les consignes sanitaires. Les conducteurs effectuent également des manœuvres dangereuses.

La majorité est au volant de voitures de sport modifiées.

« Il s’agit d’amateurs de véhicules sport et de voitures de luxe, possiblement des fans du film Fast and Furious. On observe une conduite dangereuse et ce qu’on appelle des "shows de boucane" et des "drifts" dans le jargon », avait indiqué à La Presse Frédéric Pierre, l’inspecteur-chef du Service de police de la Ville de Repentigny (SPVR).