Le président et fondateur de la clinique juridique Juripop, Marc-Antoine Cloutier, a remis vendredi sa démission immédiate, après avoir été informé il y a quelques jours d’une allégation d’inconduite sexuelle le concernant.

Henri Ouellette-Vézina Henri Ouellette-Vézina
La Presse

Dans une déclaration envoyée aux médias, le principal intéressé affirme toutefois n’avoir rien à se reprocher. « Je nie tout geste inapproprié », lance-t-il. « J’affirme avoir respecté le principe et la pratique du consentement et je continuerai de défendre ces valeurs qui me sont chères. Agir autrement est contraire à la personne que je suis », ajoute-t-il également, soulignant qu’aucune plainte n’a été déposée contre lui jusqu’ici.

M. Cloutier dit plutôt avoir pris la décision de se retirer pour « protéger la réputation de Juripop, dont la cause principale, l’accès à la justice, est la cause de ma vie ».

L’avocat de formation affirme que ses proches et lui sont passés « par un infernal maelstrom d’émotions » depuis que l’allégation, dont on ignore jusqu’ici la provenance, lui a été envoyée. Il ne fera d’ailleurs aucun autre commentaire pour le moment, afin de préserver sa réputation qui « est essentielle à l’exercice de diverses fonctions militantes et professionnelles ».

Tous le savent, une grande partie de ma vie militante a été consacrée à l’égalité homme-femme. J’espère de tout cœur que Juripop pourra continuer de protéger les victimes d’abus et de gestes criminels.

Marc-Antoine Cloutier, président et fondateur démissionnaire de Juripop

La clinique Juripop se dit ébranlée

Dans un message envoyé à La Presse vendredi, le conseil d'administration de la clinique Juripop affirme que « la situation nous ébranle profondément ».

« Récemment, une personne a contacté Juripop afin de l’informer de gestes à connotation sexuelle non consensuels qui auraient été posés il y a quelques années par le président de son conseil d’administration, MMarc-Antoine Cloutier. Le conseil d’administration a pris cette situation avec beaucoup de sérieux », indique-t-on.

L’organisme précise par ailleurs « que la situation ne s’est pas déroulée dans le cadre d’une activité de Juripop ». Aucun autre employé ou administrateur n’est impliqué par ailleurs, précise la déclaration.

« Nous réitérons notre engagement auprès des personnes vivant des violences à caractère sexuel et du harcèlement au travail, et continuons de tout cœur notre travail auprès d’elles et d’eux », conclut-on.