L’ancien politicien André Boisclair, qui fait face à une accusation criminelle d’agression sexuelle armée, s’est présenté au poste de police ce matin pour la prise de ses empreintes digitales.

Vincent Larouche Vincent Larouche
La Presse

Le mandat d’arrestation visé déposé jeudi au palais de justice de Montréal prévoyait que l’ancien ministre et ancien chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale se présente de lui-même dans l’un des centres opérationnels du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) pour régler les formalités entourant sa mise en accusation.

M. Boisclair est arrivé au Centre opérationnel Est, près de l’autoroute Métropolitaine, vers 8 h.

Il portait un masque et n’a pas fait de déclaration avant d’entrer à l’intérieur. Il devra comparaître à la cour à une date ultérieure.

Selon l’acte d’accusation, l’agression pour laquelle M. Boisclair est accusé serait survenue le 8 janvier 2014 et l’accusé aurait agi « avec la participation d’une autre personne ».

Aucun autre détail n’a filtré sur l’affaire jusqu’ici.

M. Boisclair a brièvement dirigé le Parti québécois de novembre 2005 à mai 2007. Il a été chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Il avait été élu député pour la première fois en 1989, à l’âge de 23 ans. Pendant sa carrière, il a notamment occupé les postes de ministre de l’Environnement, ministre des Affaires sociales et ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration. Il a ensuite été délégué général du Québec à New York.

Jeudi, il a démissionné de son emploi de président-directeur général de l’Institut de développement urbain du Québec.