Trois établissements licenciés du nord de Montréal et de la Petite-Italie ont été visités par des incendiaires au cours des trois premiers jours de la semaine, a appris La Presse.

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

L’incendie criminel le plus récent est survenu vers 21 h 10 mercredi soir, au bar Le 1650, situé à la même adresse, sur la rue Bélanger, près de la rue Marquette.

« Ce sont les pompiers qui ont appelé la police après avoir éteint un début d’incendie. Un cocktail Molotov aurait été lancé par une fenêtre à l’arrière de l’établissement. Les dégâts sont mineurs », décrit Véronique Comtois, porte-parole du SPVM.

Mardi soir, vers 22 h 30, un incendie criminel a éclaté dans un établissement appartenant aux mêmes propriétaires, le bar Au p’tit Buck, sur la rue Jean-Talon, près de la rue Iberville, dans le quartier Villeray.

Là encore, les pompiers ont été dépêchés sur les lieux et ont éteint le feu avant d’appeler les policiers, car l'origine de l'incendie leur était inconnue.

Les dommages seraient relativement importants, selon la police.

Enfin, vers 5 h 20 lundi matin, les policiers ont répondu à une alarme qui les conduits au bar Cobra, situé sur le boulevard Saint-Laurent, près de la rue Beaubien, dans la Petite-Italie.

« À leur arrivée sur place, les policiers ont constaté qu’une vitre avait été brisée et qu’un objet qui dégageait des flammes reposait sur le sol. Ils ont éteint le feu avec l’extincteur de leur auto-patrouille et ont sécurisé la scène. Les dommages sont mineurs », raconte encore l’agente Comtois.

Dans les trois cas, l’enquête a été confiée aux enquêteurs de la Section des incendies criminels du SPVM.

On ignore si les trois événements sont reliés même si on peut penser que c’est le cas pour les deux cafés qui appartiennent aux mêmes propriétaires, sur les rues Jean-Talon et Bélanger.

Il est trop tôt pour déterminer le mobile des crimes qui ont l’apparence d’un message.

Observateurs et policiers croient que les groupes criminels sont affectés par la pandémie de COVID-19, qu’ils perdraient beaucoup d’argent dans certains secteurs d’activité et que, pour éponger leurs pertes, ils intensifieraient la pression dans d’autres crimes traditionnels tels l’extorsion et le prêt usuraire.

« C’est peut-être le mobile, une sorte de rappel de dette », nous a dit un ex-policier au fait des méthodes du crime organisé.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, ou écrivez à drenaud@lapresse.ca