La ministre de la Sécurité publique a déclaré à la radio ce matin qu’aucune accusation criminelle ne serait déposée contre le chef de la Sûreté du Québec Martin Prud’homme, relevé de ses fonctions il y a plus d’un an après avoir été la cible d’allégations criminelles. Une enquête est toutefois toujours en cours sur de potentiels manquements éthiques ou déontologiques.

Publié le 24 mars 2020
Vincent Larouche
Vincent Larouche La Presse

« Le DPCP a rendu sa décision comme quoi il n’y aurait pas d’accusations criminelles », a déclaré la ministre Geneviève Guilbault, en entrevue avec l’animateur Paul Arcand au 98,5 FM.

« Pour la suite, c’est le secrétariat des emplois supérieurs qui mène une enquête en ce qui a trait à de potentiels manquements éthiques ou déontologiques. Donc, c’est comme la deuxième partie de l’enquête, si on veut », a-t-elle expliqué.

« Évidemment, les hauts dirigeants de l’État sont tenus à certaines obligations éthiques et déontologiques », a souligné Mme Guilbault, qui dit ne pas être tenue au courants des détails internes du processus. Elle a toutefois expliqué que M. Prud’homme a été rencontré récemment dans le cadre de ce processus.

Martin Prud’homme a été relevé de ses fonctions le 6 mars 2019, après une « allégation relative à des infractions criminelles », qui n’a jamais été rendue publique. Depuis, il est à la maison, avec solde, à attendre.

« Je ne sais pas ce qu’on me reproche », disait-il encore à La Presse lors d’un bref entretien, au début du mois de mars.