La Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation de deux femmes et a saisi plus de 41 000 $ au sein d’une organisation pyramidale qui se présentait comme un cercle de dons, au cours de la dernière semaine.

Émilie Bilodeau
Émilie Bilodeau La Presse

Lioudmila Minina, 55, a été arrêtée à son domicile de Saint-Hyacinthe alors qu’elle s’apprêtait à atteindre le niveau supérieur de la pyramide et surtout, à toucher un important montant d’argent, le 28 mars dernier. Une fête était organisée en son honneur quand les policiers ont procédé à son arrestation.

« Sur place, il y avait une quarantaine de personnes. Ces personnes ont été interpellées, c’est-à-dire que nous les avons identifiées », a indiqué Ingrid Asselin, porte-parole de la Sûreté du Québec. Une somme de 33 000 $ a été saisie sur place.

Une autre femme qui serait impliquée dans le stratagème frauduleux a été arrêtée à Carignan, hier. Environ 8000 $ ont été saisis chez la suspecte de 42 ans. Elle a été interrogée, puis libérée.

L’été dernier, La Presse révélait l’existence du cercle de don appelé les Tisseuses de rêves. Des femmes approchées par l’organisation racontaient qu’en effectuant un « don » ou un « cadeau » de 2000 $, elles toucheraient 8000 $ en recrutant à leur tour de nouvelles participantes.

La Sûreté du Québec souligne que les systèmes d’investissement pyramidal de ce type sont illégaux. Le fait de participer à une fraude pyramidale est une infraction criminelle passible d’un emprisonnement maximal de deux ans.