Jean-Claude Rochefort, ce blogueur qui voue un culte à Marc Lépine et qui a été arrêté la veille de la commémoration de la tuerie de Polytechnique, en décembre dernier, s’est fait interdire vendredi de se trouver sur le campus de l’UQAM.  

Tristan Péloquin Tristan Péloquin
La Presse

Cette interdiction a été ajoutée par la Cour supérieure à une longue liste de conditions imposées à l’homme de 71 ans, accusé d’avoir fomenté la haine à l’égard des femmes. Il lui est aussi interdit d’utiliser un ordinateur et d’entrer en communication avec toute personne partageant l’idéologie antiféministe jusqu’à la fin de son procès.

L’accusé a publié dans les semaines qui ont précédé le 30e anniversaire de la tuerie de polytechnique une série de textes et de photomontages qui avaient un « caractère violent » a l’égard de femmes, selon le juge Serge Delisle. Rochefort invitait d’autres hommes à venir célébrer la « Saint-Marc Lépine » avec lui à l’occasion de la commémoration de la tuerie.  

L’accusé ciblait régulièrement deux professeurs de l’UQAM dans ses publications antiféministes. Rochefort a aussi écrit à quelques occasions que le « fantôme de Marc Lépine » allait visiter les couloirs de l’université.    

« L’UQAM demandait à ce que ces personnes-là soient protégées d’une certaine façon, ce à quoi la Couronne et la Défense ont consenti », a expliqué la procureur de la Couronne Josiane Laplante.   

L’accusé reviendra devant la cour le 21 février.  

Certains des billets qu’il publiait sous le pseudonyme de Rick Flashman étaient repris sur des forums d’INCELS, un mouvement antiféministe dont certains adhérents prônent la violence à l’égard des femmes. Les blogues de Jean-Claude Rochefort ont été supprimés par Google et sa filiale Blogger quelques jours après son arrestation.