Québec a resserré ses règles concernant la conduite avec facultés affaiblies. Dès le 25 novembre, un conducteur coupable d’une deuxième infraction en matière de conduite avec facultés affaiblies se verra imposer un antidémarreur à vie.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

La deuxième condamnation doit survenir à l’intérieur d’une période de 10 ans de la première infraction.

La modification, qui découle de changements apportés au Code de la sécurité routière en 2018, arrive à temps pour la période des Fêtes et la campagne annuelle de sensibilisation contre la conduite avec facultés affaiblies de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Auparavant, l’imposition d’un antidémarreur éthylométrique à vie se faisait après la troisième infraction, ou dès la première récidive en cas de facteurs aggravants, comme un taux d’alcoolémie très élevé ou le refus d’obtempérer aux policiers.

Si l’antidémarreur sera dorénavant imposé à vie après récidive, il sera possible pour un conducteur de s’adresser à la Cour du Québec après 10 ans pour faire lever l’obligation, sauf s’il s’agit d’un multirécidiviste.

Dans un communiqué, le ministre des Transports du Québec François Bonnardel a dit vouloir lancer « un message clair aux automobilistes et aux récidivistes : la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue, c’est inacceptable ».

PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel

Selon la SAAQ, les accidents dus à l’alcool au volant ont causé e moyenne la mort de 100 personnes en plus de faire 220 blessés graves et 1800 blessés légers de 2013 à 2017.