L’écran a beau afficher le bon acronyme et le véritable numéro du point de service de Montréal, mais l’interlocuteur est un arnaqueur. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a mis en garde vendredi la population contre des appels téléphoniques automatisés frauduleux qui donnent l’impression qu’ils proviennent de ses bureaux.

Judith Lachapelle Judith Lachapelle
La Presse

Dans un communiqué diffusé vendredi matin, le service gouvernemental chargé des poursuites juridiques indique que des citoyens ont reçu un message téléphonique en anglais « dans lequel une personne affirmant travailler pour le DPCP les menace de poursuite ». L’interlocuteur demande d’appuyer sur la touche 1 du clavier du téléphone afin de parler à un commis pour fournir le numéro d’assurance sociale (NAS).

« Ces appels ne proviennent pas du DPCP », avertit le porte-parole du service gouvernemental, Jean-Pascal Boucher. « Il faut que les gens sachent que d’aucune manière, le DPCP ne demande de fournir des données personnelles par téléphone, en particulier contre la promesse de ne pas porter d’accusations. »

À la connaissance de M. Boucher, tous les appels frauduleux signalés aux autorités qui ont été commis au nom du DPCP ont été fait par des interlocuteurs qui parlaient anglais.

En octobre, le Centre antifraude du Canada a observé que les fraudeurs se font désormais passer pour des employés d’organismes gouvernementaux grâce à une application qui leur permet d’afficher leur numéro de téléphone. Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada (CPVPC) fait notamment partie des organismes gouvernementaux qui ont été touchés par le stratagème.

Devant cette nouvelle astuce pour subtiliser des informations personnelles, les autorités recommandent de ne pas faire confiance à ce qui est inscrit sur l’afficheur du téléphone, de raccrocher et de trouver le numéro de téléphone de l’organisme en question pour vérifier l’authenticité de l’appel et de la demande.