Un homme de 19 ans fait face à la justice pour de nombreuses infractions à caractère sexuel à l’endroit d’adolescentes ciblées sur les réseaux sociaux. Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) soupçonne Alexandre Bossé d’avoir pu faire d’autres victimes sur l’internet dans les derniers mois.  

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Près d’une vingtaine de chefs d’accusation ont été déposés contre le jeune Montréalais il y a un mois au palais de justice de Montréal. Il est ainsi accusé d’incitation à des contacts sexuels d’un enfant de moins de 16 ans, de leurre d’un enfant de moins de 18 ans, d’avoir rendu accessible à un enfant du matériel sexuellement explicite, d’extorsion, de menaces et de production de pornographie juvénile.

Alexandre Bossé aurait fait trois victimes âgées de 13 à 16 ans, selon le SPVM. La dénonciation judiciaire indique que les crimes auraient été commis entre décembre 2018 et octobre 2019. Il aurait notamment tenté de forcer les adolescentes à lui envoyer des images intimes et les aurait incitées à des contacts sexuels malgré leur jeune âge.

Cet automne, Alexandre Bossé aurait toutefois tenté son stratagème auprès d’un agent d’infiltration, selon les chefs d’accusation. Il a ensuite été arrêté le 2 octobre dernier par les enquêteurs de la Section de l’exploitation sexuelle - module pornographie juvénile et leurre du SPVM.

« Alexandre Bossé ciblait ses victimes sur un réseau social et leur proposait rapidement de commettre des gestes à caractère sexuel. Le suspect utilisait les profils suivants : alexandre.bosse.545 et alexandre.boe.5. Son pseudonyme était Alexandre Bossé », a indiqué le SPVM dans un communiqué.

L’accusé de 19 ans a obtenu sa libération sous caution le 18 octobre dernier. Il a déposé 2000 $ à la cour et une personne s’est engagée à verser 4000 $ en cas de non-respect des conditions. Il lui est interdit d’utiliser l'internet et de posséder un appareil électronique qui lui permet de photographier pendant les procédures judiciaires.