Marco Pizzi, que la police considère comme un acteur important de la mafia montréalaise, dit n’avoir aucun lien avec l’attaque d’une femme par deux individus qui se sont fait passer pour des livreurs de pizza, l’été dernier, à Montréal.

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

Un article de La Presse paru il y a quelques jours, qui citait une policière ayant témoigné à l’enquête sur remise en liberté de l’ex-conjoint de la victime, Jean-Sébastien Cormier, a fait bondir Marco Pizzi, qui a tenu à donner sa version des faits, par l’entremise de son avocat, Me Franco Schiro.

Une ordonnance de non-publication rendue par un juge à la suite de la publication de l’article empêche toutefois La Presse de revenir sur le détail de l’affaire.

« Mon client est en colère. Il ne connaît pas l’accusé et n’est pas propriétaire de l’immeuble où ce dernier aurait eu un commerce dans le passé », a déclaré Me Schiro.

« Mon client n’a pas de prête-nom et n’a jamais loué d’espace à l’accusé. Ce dernier n’a pas de dette envers lui et il ne le connaît pas », a précisé l’avocat.

« C’est de la diffamation et c’est inacceptable. M. Pizzi ne fait pas kidnapper des gens », a conclu Me Schiro.

Évaluation psychiatrique

Le 18 juillet dernier, deux hommes ont attaqué l’ancienne conjointe de Cormier après s’être fait passer pour des livreurs de pizza dans l’est de Montréal. 

Trois semaines plus tard, Jean-Sébastien Cormier a été arrêté et accusé d’introduction par effraction, de séquestration et de possession d’une arme à autorisation restreinte avec munitions, soit une mitraillette AR-15 de type militaire. 

La semaine dernière, le juge Pierre Dupras de la Cour du Québec a refusé de le remettre en liberté, sur les deuxième et troisième motifs, en raison des risques de récidive et pour ne pas miner la confiance du public envers l’administration de la justice.

Le magistrat a également ordonné que Cormier soit évalué durant 30 jours à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel pour vérifier sa responsabilité au moment de la commission des actes reprochés.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.