Un journaliste judiciaire du Journal de Montréal aurait été victime d’intimidation en marge du procès criminel de Sébastien Théodore cet automne au palais de justice de Montréal. Trois personnes font maintenant face à des procédures judiciaires pour s’en être prises au journaliste Michaël Nguyen.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Jean-Luc Jr Vincent, 36 ans, est accusé d’avoir intimidé Michaël Nguyen par des «menaces de violence» afin de le forcer à s’abstenir de «diffuser de l’information», selon le mandat d’arrestation déposé mardi au palais de justice de Montréal. L’enquête a été menée par les constables spéciaux, selon le document de cour.

André Gagnon, 77 ans, et Chantale Raymond, 39 ans, font également l’objet de procédures judiciaires, sans toutefois faire face à des accusations criminelles. Selon la dénonciation, les autorités craignent que les deux citoyens ne «causent des lésions corporelles à Michaël Nguyen ou [n’]endommagent sa propriété» en raison d’incidents survenus le 9 septembre 2019.

FPJQ

Michaël Nguyen

Les autorités demandent ainsi à la cour qu’André Gagnon et Chantale Raymond contractent un engagement à ne pas troubler l’ordre public; un «810» dans le jargon judiciaire. Ils ont comparu mercredi au palais de justice et doivent revenir en cour en janvier prochain.

Chantale Raymond est la conjointe de Sébastien Théodore, un homme récemment reconnu coupable par un jury de conduite dangereuse. L’homme à la philosophie politique libertaire rejette toutes les lois provinciales. Il a ainsi provoqué une dangereuse poursuite policière dans un quartier résidentiel de Montréal parce qu’il refusait de s’arrêter. Plusieurs membres de son entourage ont assisté au procès qui s’est amorcé au début du mois de septembre.

Sa conjointe a témoigné le 23 octobre dernier lors des observations sur la peine à imposer à Sébastien Théodore. La résidante de Longueuil a expliqué au juge que son conjoint des 11 dernières années respectait «toujours les lois».

M. Théodore a écopé d’une journée de prison supplémentaire, comme il avait déjà purgé l’équivalent de 16 mois de détention en attente de son procès.