Jean-Philippe Tremblay restera derrière les barreaux pour le meurtre sordide de la maquilleuse et coiffeuse des stars Pina Rizzi en 2009. Le plus haut tribunal de la province a rejeté lundi son appel contre le verdict de culpabilité de meurtre au premier degré qui l’a condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans il y a deux ans.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

« Cette affaire est d’une tristesse sans nom. Une jeune femme sans histoire, à la suite d’une soirée passée dans les bars avec une amie, rencontre un étranger qui, dans les heures suivantes, deviendra son agresseur et meurtrier », a résumé la Cour d’appel du Québec dans sa décision d’une vingtaine de pages.

Jean-Philippe Tremblay, 30 ans, a séquestré Pina Rizzi et l’a ensuite tuée avec une pierre et une planche de bois. Il a également agressé sexuellement la victime avant sa mort. Une caméra de surveillance du port de Montréal montrait le meurtrier traîner le corps de la victime jusque dans un cabanon. Le corps a été retrouvé caché dans un tapis brûlé partiellement.

L’ex-militaire originaire du Lac-Saint-Jean a bien failli ne jamais se faire prendre. Il avait refait sa vie au Saguenay et avait eu trois enfants, mais a finalement été trahi par son ADN, en 2013, à la suite d’une plainte de sa conjointe.

Jean-Philippe Tremblay a fait valoir plusieurs motifs d’appel devant le plus haut tribunal de la province, notamment au sujet des directives au jury et du rejet par la juge d’une requête. La Cour d’appel a toutefois rejeté en bloc ses arguments et refusé d’infirmer la décision du jury.