Benoît St-Onge, un professeur de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) accusé le printemps dernier d’avoir commis des crimes à caractère sexuel près d’une école montréalaise, fait maintenant face à 12 accusations d’actions indécentes et d’exhibitionnisme.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

L’appel à la dénonciation lancé par la police de Montréal dans nos pages en mai dernier semble avoir porté ses fruits, puisque neuf nouveaux chefs d’accusation d’actions indécentes et d’exhibitionnisme ont été déposés contre Benoît St-Onge, le 3 octobre dernier. Ils s’ajoutent aux trois chefs déposés au printemps. Les crimes auraient été commis entre mai 2018 et mai 2019, à Montréal, notamment à l’endroit d’enfants de moins de 16 ans, selon la dénonciation judiciaire.

Ces accusations découlent d’une enquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) au sujet de signalements pour exhibitionnisme autour du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, dans l’arrondissement d’Outremont. L’homme de 55 ans s’en serait pris à des élèves dans les rues près de l’établissement scolaire en exposant ses organes génitaux.

« C’est important de le dire, il ne les touchait pas, il ne leur parlait pas, il n’y avait aucun contact. Mais ce sont des actes criminels. Surtout que ce sont des jeunes filles qui sont impliquées ! Alors rapidement, nous avons mis en place des moyens importants pour localiser et identifier le suspect, mais aussi assurer la protection des gens dans le secteur », avait expliqué l’inspecteur Sébastien De Montigny, du poste de quartier 26, en entrevue avec La Presse en mai dernier.

La direction de l’UQAM préoccupée

Professeur à l’UQAM depuis 1995, Benoît St-Onge est suspendu avec solde depuis le 29 mai dernier pendant la durée du processus judiciaire.

La direction de l’UQAM est préoccupée par le dossier et suit de près les développements, a expliqué la porte-parole de l’établissement, Jenny Desrochers. Il n’est toutefois pas question de congédier le professeur d’expérience à ce stade-ci. D’autre part, « aucune plainte ou information » n’a été portée à l’attention de l’université au sujet du comportement de M. St-Onge, relève Mme Desrochers.

Le dossier de M. St-Onge sera de retour en cour le 9 décembre au palais de justice de Montréal.

— Avec Vincent Larouche, La Presse

Rectificatif
Une première version de cet article indiquait que M. St-Onge était accusé d’infractions commises entre mai 2018 et septembre 2019. Nous mentionnions aussi que M. St-Onge était accusé d’avoir commis un crime le mois dernier alors qu’il était soumis à de sévères conditions de remise en liberté. Or, ce n’est pas le cas. Les 12 infractions auraient été commises seulement entre mai 2018 et mai 2019. Des erreurs de transcription dans un document de cour sont à l’origine de cette confusion. Nos excuses.