Guillaume Carle, grand chef autoproclamé de la Confédération des peuples autochtones du Canada (CPAC), comparaîtra mercredi prochain pour des délits sexuels qu’il aurait commis sur une personne mineure il y a plus d’une trentaine d’années, a appris La Presse.

Mayssa Ferah Mayssa Ferah
La Presse

M. Carle sera formellement accusé d’incitation à des contacts sexuels et de contacts sexuels sur un individu de moins de 16 ans et d’agression sexuelle commise avec une autre personne. Les évènements remonteraient à 1988.

Le dossier a été ouvert le 11 septembre dernier, et l’homme dans la cinquantaine comparaîtra au palais de justice le 25 septembre.

Le Service de police de la Ville de Gatineau a confirmé avoir procédé à une arrestation en matière de délit sexuel le 11 septembre dernier, mais n’a pas voulu donner d’informations sur l’identité du suspect.

Joint par La Presse, M. Carle a démenti les allégations. Il nie catégoriquement avoir posé ces actes. Il a toutefois admis qu’il devait comparaître au palais de justice la semaine prochaine.

Actes douteux

Guillaume Carle est notamment connu pour user de stratagèmes illégaux et de manœuvres douteuses.

La Presse avait révélé ses méfaits dans un reportage d’Isabelle Hachey publié l’année dernière. Le reportage dévoilait au grand jour l’utilisation malhonnête et illicite de cartes autochtones délivrées par la CPAC.

M. Carle a également utilisé un programme d’aide aux entreprises autochtones lorsqu’il s’est vu accorder des dizaines de contrats d’approvisionnement du gouvernement fédéral, le tout sans être reconnu comme un autochtone par le gouvernement canadien.

Un autre article de La Presse a fait état des manœuvres douteuses à l’endroit de membres de la CPAC. Guillaume Carle aurait arnaqué ces derniers en tentant de les convaincre d’investir dans des projets fictifs ou voués à l’échec.