La sélection du jury s’est ouverte mardi matin au procès pour meurtre au premier degré et tentative de meurtre de Sofiane Ghazi. Le Montréalais de 39 ans est accusé d’avoir causé la mort de « bébé Ghazi » au moment de sa naissance en le blessant dans le ventre de sa mère, le 24 juillet 2017, à Montréal.

Louis-Samuel Perron Louis-Samuel Perron
La Presse

Environ 400 citoyens étaient rassemblés dans la plus grande salle d’audience du palais de justice de Montréal en matinée pour écouter les instructions du juge Jean-François Buffoni de la Cour supérieure du Québec. Parmi eux, 12 seront choisis pour former le jury appelé à juger Sofiane Ghazi au cours des cinq prochaines semaines.

« C’est une cause qui peut être difficile pour le jury sur le plan émotionnel », a averti le juge Buffoni.

Les détails déjà connus de l’affaire ne peuvent être dévoilés à ce stade-ci du procès pour ne pas influencer le jury. Néanmoins, le juge a résumé la cause aux candidats jurés, en leur rappelant que l’accusé bénéficiait de la présomption d’innocence, puisqu’il a plaidé non coupable aux deux chefs d’accusation.

« La poursuite reproche à l’accusé, Sofiane Ghazi, d’avoir tenté de tuer sa conjointe et la poursuite reproche à M. Ghazi d’avoir causé la mort de leur bébé en infligeant des blessures à sa conjointe et au bébé, alors que le bébé était encore dans le ventre de sa mère », a indiqué le juge.

La poursuite entend faire entendre une quarantaine de témoins au cours du procès, dont cinq médecins et une poignée de civils. Une trentaine de policiers pourraient être appelés à la barre des témoins. La défense n’a pas à dévoiler à l’avance sa liste des témoins ou à indiquer si l’accusé va témoigner, a rappelé le juge.

Me Louis Bouthillier et Me Chantal Michaud représentent le ministère public, alors que Me Moulay-Badre Aber et Me François Tadeo assurent la défense de l’accusé.