La Sûreté du Québec a dévoilé vendredi l’identité de la quatrième personne décédée dans le carambolage suivi d’un incendie, survenu lundi après-midi, sur l’autoroute 440 à Laval.

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

Sara Champagne Sara Champagne
La Presse

Il s’agit de Sylvain Pouliot 55 ans de Terrebonne.

Jeudi, les médias ont révélé l’identité de deux autres des victimes, Michèle Bernier, 48 ans, et Gilles Marsolais, 54 ans, deux anciens policiers du SPVM nouvellement retraités. La SQ et le SPVM n’ont toutefois pas voulu confirmer l’identité des deux victimes avant que le coroner l’ait d’abord fait.

Plus tôt cette semaine, le nom d’une première victime, Robert Tanguay-Laplante, un mécanicien de 26 ans, avait été révélé.

Rappelons que la SQ a ouvert une enquête sur cette collision impliquant au moins deux camions semi-remorques et des voitures, dont certaines ont pris feu, survenue sur la 440 Ouest, près de l’autoroute 15.

La police tente de déterminer pourquoi l’un des camionneurs impliqués a été incapable de s’arrêter à temps et croit que plus d’un facteur ont contribué à l’accident, dont une distraction du chauffeur. Les enquêteurs ont notamment l’intention d’obtenir un mandat leur permettant d’analyser le téléphone cellulaire du chauffeur pour écarter ou infirmer la thèse d’une possible distraction causée par son appareil.

Depuis 2010, 14 accidents mortels ont eu lieu dans le secteur bordé par les boulevards Le Corbusier et Industriel. Dans certains cas, on note que la vitesse ou l’utilisation d’un cellulaire a joué un rôle. Dans un rapport sur une mort survenue en 2016, le coroner a indiqué que la congestion était fréquente au niveau de la bretelle de l’A15 et de la 440 Ouest, ce qui diminue la fluidité, et que de nombreux accrochages étaient signalés.

Le projet du ministre François Bonnardel de prolonger la ligne pleine qui interdit de changer de voie sur le tronçon de l’accident mortel de l’autoroute 440, à Laval, a été mis en veilleuse jeudi.

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a annoncé qu’il attendait un avis de sécurité d’un expert avant de donner le feu vert à un pareil marquage.