Le premier policier qui est entré dans la maison où Guy Turcotte avait tué ses deux enfants s’est suicidé dans les derniers jours.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Patrick Bigras a subi un choc post-traumatique après avoir passé les menottes au meurtrier à proximité des corps de ses deux petites victimes, il y a maintenant 10 ans.

Depuis que la mort de M. Bigras s’est ébruitée, les milieux policiers sont en deuil. Plusieurs agents de la paix ont modifié leur photo de profil sur les réseaux sociaux en signe de tristesse.

«Le décès du policier Patrick Bigras est une tragédie», a écrit la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault sur Twitter. «Mes pensées accompagnent ses proches. Les policiers et intervenants d’urgence sont des êtres humains qui vivent des situations éprouvantes. Il est primordial de rappeler l’aide disponible.»

Pendant le premier procès de Turcotte, en 2011, Patrick Bigras avait témoigné n’avoir jamais rien vécu d’aussi traumatisant que cette intervention. Il avait alors 12 ans d’expérience dans la police et était intervenu lors d’une vingtaine de suicides.

«C’était bouleversant. Très bouleversant», a-t-il déclaré au deuxième procès, en 2015.

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