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Un gardien de prison accusé d'avoir frappé un détenu est acquitté

Les actes reprochés étaient survenus le 28 août dernier... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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Les actes reprochés étaient survenus le 28 août dernier à la prison de Saint-Jérôme. Selon les informations qui avaient filtré, l'affaire aurait commencé au moment où un détenu avait été envoyé aux douches par les gardiens, après avoir souillé sa cellule.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Pierre Khoury, un agent des services correctionnels du Québec accusé l'automne dernier de voies de fait simples contre un détenu, a été acquitté cet après-midi, au Palais de justice de Saint-Jérôme.

Les actes reprochés étaient survenus le 28 août dernier à la prison de Saint-Jérôme. Selon les informations qui avaient filtré, l'affaire aurait commencé au moment où un détenu avait été envoyé aux douches par les gardiens, après avoir souillé sa cellule.

Par la suite, il aurait toutefois refusé de quitter les douches et brisé une pièce d'équipement de la prison, s'en faisant une arme artisanale.

C'est à ce moment que les collègues de M. Khoury aurait fait appel à ce dernier, pour maitriser le détenu, et que les choses auraient ensuite dégénéré avant que des coups soient portés.

Procès qui a coupé court

Pierre Khoury devait subir un procès de trois jours à compter d'aujourd'hui. Mais après que le détenu impliqué dans les événements - dont on ne peut révéler l'identité - eut témoigné en chef, la Poursuite a annoncé qu'elle n'avait plus de preuve à offrir et le juge a prononcé l'acquittement du gardien de prison.

« C'était loufoque comme témoignage », a déclaré à La Presse le président du Syndicat des agents des services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie, qui a assisté au procès écourté.

Ce dernier a profité de l'affaire pour lancer un message à la direction des services correctionnels.

« C'était une intervention qui était justifiée et qui s'est faite dans les règles de l'art. Nous sommes des agents de la paix. Nous avons le droit d'avoir recours à la force nécessaire pour maîtriser un détenu, comme ce fût le cas cette fois-ci ».

« Nous sommes sur le point de perdre le contrôle dans nos établissements, car la direction des services correctionnels a tendance à croire les dires des détenus au détriment des versions des agents correctionnels. Il va falloir qu'il y ait un changement de mentalité à la direction, car les agents auront peur d'intervenir dans des situations comme celle de Saint-Jérôme, parce qu'ils ne se sentiront pas appuyés par leur direction », dit M. Lavoie.

Pour joindre Daniel Renaud, composez-le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à

drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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