La famille Duceppe réclame 1,14 million à la résidence pour personnes âgées Lux Gouverneur Montréal pour la mort de Hélène Rowley Hotte. La mère de l’ancien politicien Gilles Duceppe est morte le 20 janvier dernier d’hypothermie.

Janie Gosselin Janie Gosselin
La Presse

«Nos clients sont encore sous le choc de la perte de leur mère dans de pareilles circonstances. Les derniers instants de la vie de madame Rowley ont été ignobles, cette dernière ayant fait preuve d’une grande combativité en s’accrochant à la vie jusqu’au dernier souffle, puisant dans une force que peu de gens n’auraient eue», peut-on lire dans la mise en demeure envoyée par l’avocat de la famille, Marc-Antoine Cloutier.

Il cite le rapport du coroner Me Géhane Kamel pour dénoncer «une situation gravement négligente, voire d’une lourde faute».

PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Gilles Duceppe et sa mère Hélène Rowley Hotte en 2009.

Hélène Rowley Hotte, âgée de 93 ans, est sortie de la résidence pour personnes âgées après le déclenchement d’une alarme, par une journée glaciale de janvier. Elle s’est retrouvée prise à l’extérieur.

La mise en demeure avance des démarches qui auraient pu être faites et auraient pu sauver la vie de Mme Rowley, notamment le fonctionnement adéquat du détecteur de mouvements à l’intérieur de l’appartement, l’inspection visuelle extérieure par un employé au moment où la porte de la sortie d’urgence a été réarmée et la vérification des images des caméras de surveillance par la réceptionniste après l’évacuation.

Un décompte des résidants, l’installation d’un interphone ou d’une sonnette aux portes des sorties d’urgence et l’inspection visuelle des sorties de secours sont aussi au nombre des gestes que les responsables de la résidence auraient dû faire, continue la mise en demeure, qui demande à l’établissement de s’engager, publiquement, à adopter l’ensemble des recommandations et des conclusions du rapport du coroner.