(Verdun) La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) fait enquête sur la mort d’un travailleur dans la cinquantaine survenue jeudi, au Natatorium de Verdun.

La Presse canadienne

Selon les premières informations recueillies sur les lieux, les mesures mises en place par l’employeur étaient conformes, voire supérieures aux normes, indique Diane Thibault de la CNESST.

L’homme s’est effondré pendant qu’il « s’affairait à des réparations de maçonnerie », précise la porte-parole, selon qui il est toutefois trop tôt pour déterminer s’il s’agit d’un accident de travail et si un lien peut être établi avec la chaleur accablante des derniers jours.

« On ne peut pas se prononcer sur les causes de l’accident tant qu’on n’aura pas d’informations supplémentaires reliées aux résultats médicaux », explique-t-elle.

La CNESST avait lancé plus tôt cet été un appel à la vigilance des employeurs à l’arrivée de la première vague de chaleur de la saison. Les entreprises dont les employés sont soumis à un travail physique par temps chaud doivent à se doter d’un plan d’action pour protéger ces derniers.

Il faut ajuster la charge de travail en fonction des conditions météorologiques, fournir de l’eau fraîche aux travailleurs en quantité suffisante et s’assurer qu’ils prennent des pauses assez longues ou plus fréquentes.

Les employés sont aussi invités à porter attention aux symptômes d’un coup de chaleur, tels que des crampes musculaires, des frissons, des nausées, des étourdissements ou des vertiges, afin d’être en mesure d’y faire face.

Les propos incohérents, la perte d’équilibre ou de conscience ainsi que les vomissements peuvent aussi être des symptômes d’un coup de chaleur, mais il s’agit alors d’une urgence médicale pour laquelle il faut alerter les secours.