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Projet Loquace: un responsable du transport de cocaïne envoyé en maison de transition

Daniel Pelletier, 53 ans, a été condamné à... (Photo archives La Presse)

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Daniel Pelletier, 53 ans, a été condamné à 12 ans de pénitencier pour gangstérisme, importation et trafic de cocaïne à la suite de son arrestation dans le projet Loquace.

Photo archives La Presse

Un individu qui n'importait pas seulement des roulottes, mais également d'importantes quantités de cocaïne cachées dans de faux compartiments aménagées sur des camionnettes, est parvenu à convaincre les commissaires aux libérations conditionnelles de l'envoyer en maison de transition.

Daniel Pelletier, 53 ans, a été condamné à 12 ans de pénitencier pour gangstérisme, importation et trafic de cocaïne à la suite de son arrestation dans le projet Loquace par lequel la Sûreté du Québec a démantelé, en novembre 2012, un consortium de six individus qui cherchaient à s'accaparer du monopole de la distribution de cocaïne au Canada.

Pelletier était le numéro 2 du volet transport de l'organisation. Il gérait une équipe de chauffeurs qui conduisaient des camionnettes sur lesquelles des compartiments secrets avaient été ajoutés.

Les chauffeurs se rendaient aux États-Unis, la plupart du temps dans l'Illinois, prenaient livraison d'une roulotte neuve qu'ils devaient ramener au Québec. Mais ils en profitaient également pour faire entrer de la drogue et de l'argent chez nos voisins du sud et au Canada.

Selon la preuve présentée contre Pelletier, la compagnie de transport que lui et son beau-frère dirigeaient a permis aux trafiquants de faire entrer 3200 lb de marijuana aux États-Unis et 1000 kilos de cocaïne au Canada en 2011 et 2012, le tout d'une valeur de 53 millions.

Débuts mouvementés

Dans leur décision de six pages, les commissaires font état d'un début d'incarcération difficile pour Pelletier qui a cumulé quatre manquements, dont celui d'avoir eu en sa possession trois cellulaires au pénitencier.

Cependant, son comportement s'est amélioré par la suite et a bien collaboré avec son équipe de gestion. Il a alors pu être transféré dans un pénitencier à sécurité minimale et a pu bénéficier de sorties avec et sans escortes, pour perfectionnement personnel et rapports familiaux, qui se sont bien déroulées.

Pour cette raison, la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a accepté de lui accorder sa semi-liberté en maison de transition mais sous fortes conditions. Elle a toutefois refusé de lui accorder sa libération conditionnelle totale.

«Les délits que vous avez commis représentent un fléau dans la société et les impacts négatifs sont multiples, profonds et dommageables. Vous faisiez partie des têtes dirigeantes de l'organisation criminelle. L'ampleur de votre trafic de stupéfiants était très importante et le réseau était bien organisé. Votre criminalité est essentiellement motivée par l'appât du gain facile au mépris des lois et des valeurs pro-sociales. Cela témoigne chez vous d'une capacité à adopter des valeurs élastiques pour arriver à vos fins personnelles et égoïstes», écrivent les commissaires dans leur décision.

Pour s'assurer que Pelletier ne récidivera pas à court et moyen terme, les commissaires lui interdisent de rencontrer ou de communiquer avec des individus impliqués dans des activités criminelles ou reliés au milieu de la drogue. Pelletier devra également divulguer toute transaction financière à son surveillant de libération, posséder un seul appareil de télécommunication et remettre le relevé de tous ses appels entrants et sortants.

*** 

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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