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Des victimes de Bertrand Charest réclament un programme de protection

Amélie-Frédérique Gagnon, Gail Kelly, Anna Prchal et Geneviève... (Photo Olivier Pontbriand, La Presse)

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Amélie-Frédérique Gagnon, Gail Kelly, Anna Prchal et Geneviève Simard, lors de la conférence de presse.

Photo Olivier Pontbriand, La Presse

Quatre victimes de l'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest parlent pour la première fois à visage découvert.

Les anciennes skieuses Geneviève Simard, Anna Prchal, Gail Kelly et Amélie-Frédérique Gagnon ont pris la parole ce matin dans un hôtel de Montréal devant les journalistes pour demander aux gouvernements de mieux protéger les athlètes. 

Avec l'organisme B2dix et l'Association canadienne des entraîneurs, elles demandent notamment la mise en place par les gouvernements de ce qu'elles appellent un «critère d'éligibilité», forçant les fédérations sportives à obtenir une accréditation pour obtenir des subventions publiques.

Pour gagner cette accréditation, les fédérations devraient respecter trois critères: une formation obligatoire en ligne sur les abus sexuels pour les entraîneurs, athlètes, bénévoles, des règles pour assurer la protection des athlètes et des officiers indépendants qui veillerait à cette protection. 

On espère une mise en place universelle d'ici avril 2020.

«Mon enfance a été volée de ce qui était ma passion, a dit Geneviève Simard, la gorge nouée, aux côtés de ses ex-coéquipières. Le ski était ma vie».

«Je suis maman d'une fille de quatre mois et de deux merveilleux garçons. Le sport doit être libre d'abus pour eux et pour tous les autres», a ajouté Anna Prchal, qui a raconté comment son rêve s'est transformé en cauchemar après avoir croisé le chemin de son agresseur.

Les quatre femmes se sont adressées vendredi à la Cour supérieure pour obtenir la levée de l'ordonnance de non-publication sur leur identité. Un passage obligé puisqu'elles étaient mineures au moment des agressions dont elles ont été victimes de la part de leur entraîneur. 

Ce matin, elles ont affirmé qu'elles prennent la parole à visage découvert et acceptent de revivre encore une fois le cauchemar dans le but de faire changer les choses.

Rappelons que Bertrand Charest a été condamné à une peine de 12 ans de pénitencier en décembre dernier. Il a été reconnu coupable de 37 chefs d'accusations de crimes sexuels sur neuf adolescentes et jeunes femmes entre 1991 et 1998. Il était responsable du programme de développement de l'équipe féminine de ski de Canada Alpin pendant certaines de ces années.




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