Déraillement de train à Laval: pas d'élément criminel, concluent les enquêteurs

Vendredi en fin de journée, les quatre wagons... (PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Vendredi en fin de journée, les quatre wagons submergés se trouvaient encore dans la rivière des Mille Îles.

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L'enquête menée par le Service de police de Laval (SPL) sur le déraillement de train survenu jeudi soir à Laval a conclu à un accident. « Aucun élément de nature criminelle n'a été retrouvé sur les lieux », a indiqué vendredi soir à La Presse la porte-parole du SPL Geneviève Major.

L'enquête a donc été transférée au ministère des Transports du Québec.

L'accident qui s'est produit sur le pont ferroviaire près du pont Sophie-Masson, entre Laval et Terrebonne, a sévèrement endommagé la structure. Dans un communiqué diffusé hier, l'entreprise Chemin de fer Québec-Gatineau qui exploite les wagons du train a indiqué que la réparation du pont pourrait prendre «plusieurs jours».

Hier en fin de journée, les quatre wagons submergés se trouvaient encore dans la rivière des Mille Îles. Vers 18 h, la police de Laval a indiqué sur Twitter que « l'opération pour retirer les wagons était toujours en cours ». Quant à la voie ferrée, l'entreprise a indiqué qu'elle serait fermée pour « un minimum de 48 heures ».

Pas de déversement

Selon le ministère de l'Environnement, aucun déversement n'a eu lieu après l'accident.

« Il n'y a aucune crainte pour l'eau potable dans l'agglomération de Laval et dans la municipalité de Repentigny », explique Sophie Gauthier, responsable des relations médias au ministère de l'Environnement

Le Ministère a également dépêché un intervenant sur les lieux pour analyser la situation. « Son rôle sera d'assurer que toutes les mesures ont été mises en place pour assurer la sécurité de la population. Il devra aussi s'assurer qu'il n'y a aucun risque pour l'environnement. »

Vendredi, le maire de Laval, Marc Demers, s'est rendu sur les lieux de l'accident. M. Demers s'est réjoui du bon fonctionnement du plan d'urgence et des conséquences environnementales « limitées » du déraillement.

« Nos équipes d'urgence ont mené rapidement une opération efficace, en collaboration étroite avec les équipes de Terrebonne, que l'on remercie », a déclaré le maire Demers. Il a invité les partenaires à collaborer à l'enquête. « Nous voulons connaître les causes précises du déraillement afin que les correctifs à apporter soient effectués rapidement pour éviter tout autre accident du genre, lequel aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves. »

Interrogée sur l'état des rails sur lesquels circulaient les trains, Caroline Healey, une porte-parole de Genesee & Wyoming Canada, maison mère de la société Chemin de fer Québec-Gatineau, a indiqué à La Presse que les rails sur lesquels circulent les trains de la compagnie étaient entretenus conformément aux exigences des autorités fédérales et provinciales.

« DIFFICILE AVEC LE CANADIEN PACIFIQUE »

Le chemin de fer sur lequel circulait le train appartient au Canadien Pacifique.

Au cours d'une conférence de presse hier matin, le maire sortant de Montréal, Denis Coderre, a tenu à assurer que les infrastructures ferroviaires présentes à Montréal étaient régulièrement inspectées. Vantant la collaboration à ce sujet avec le transporteur Canadien National, il a toutefois critiqué le Canadien Pacifique.

« On a eu des rencontres et des discussions avec le CN. On a une relation admirable. Mais c'est toujours plus difficile, avoir des informations avec le CP », dit le maire de Montréal, Denis Coderre.

À noter que le train qui a déraillé n'a pas transité par Montréal avant l'accident.

Le ministère des Transports du Québec n'a pas donné suite à nos demandes d'informations.




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