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Pas de répit pour les jumeaux Spitzer

Les jumeaux George (à gauche) et Stefan Spitzer... (PHOTO MARK J. TERRILL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS)

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Les jumeaux George (à gauche) et Stefan Spitzer lors de leur comparution en 1996 au tribunal de Culver City, en Californie.

PHOTO MARK J. TERRILL, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La justice semble bien décidée à ne plus laisser aucun répit aux jumeaux Spitzer, deux prédateurs sexuels revenus à Montréal après avoir purgé de longues peines de prison pour viol en Californie. Les costauds quinquagénaires ont été arrêtés une fois de plus hier et accusés d'une nouvelle série d'infractions liées à la contrefaçon et l'utilisation d'un faux permis de conduire.

Les policiers de Montréal n'ont pas eu à aller bien loin pour cueillir George Spitzer et Stefan Spitzer, 57 ans: tous deux étaient déjà en détention pour deux dossiers distincts.

George Spitzer avait été arrêté le 23 juillet dernier pour fraude, et Stefan Spitzer l'avait été mercredi pour avoir conduit un véhicule sans en avoir averti le SPVM, une condition qui lui avait été imposée à son retour à Montréal vu son potentiel de dangerosité sexuelle.

Personnification croisée

Les nouveaux chefs d'accusation déposés à la cour contre les vrais jumeaux concernent l'utilisation de la photo d'un des frères pour obtenir un permis pour l'autre frère, l'utilisation de ce permis falsifié et la personnification croisée de l'autre frère par chacun des jumeaux.

La poursuite s'est opposée à leur remise en liberté et ils devront revenir devant le tribunal la semaine prochaine pour tenter d'être relâchés dans l'attente de leur procès.

Si le passé est garant de l'avenir, leurs chances de succès sont minces. Au moment de comparaître pour l'affaire du permis de conduire, George Spitzer venait tout juste de se voir refuser une remise en liberté dans sa cause de fraude, au terme de trois jours d'audience.

L'accusé, qui n'a plus d'avocat, était seul à affronter le feu nourri de la procureure de la Couronne Maryse Trudel dans cette affaire. Il s'est défendu énergiquement, mais sans succès. Il a choisi un procès devant jury et renoncé à son enquête préliminaire. Le juge Thierry Nadon lui a imposé de ne plus communiquer avec son frère, sauf pour la préparation de ses procès à venir.

Une ordonnance de non-publication nous empêche de dévoiler les détails de la fraude alléguée et les motifs évoqués par le juge pour garder le délinquant sexuel derrière les barreaux avant son procès.

Rendez-vous galant et fausse identité

Par ailleurs, La Presse a pu constater que l'un des deux jumeaux (impossible de dire lequel) possède toujours un compte actif sur un site de rencontres où il dit chercher à rencontrer des femmes à Montréal. Il s'y présente sous le pseudonyme de Steve. «Aimez-vous souper à Paris?», demande-t-il sur sa fiche d'identification.

Une avocate montréalaise, qui s'était rendue récemment à son appartement d'Outremont pour un rendez-vous après une prise de contact sur ce site, a eu tout un choc cette semaine lorsqu'elle a découvert sa véritable identité et son passé de violeur en série en Californie. Elle a contacté la police de Montréal pour l'aviser de la situation.

«Il disait s'appeler Steve et être d'origine italienne. Il disait être fils de diplomate, qu'il avait vécu en Autriche. Je veux que ça arrête, parce qu'il a toujours son profil sur le site et qu'il pourrait y avoir d'autres femmes qui ne connaissent pas sa véritable identité», a expliqué la dame.




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