William Parsons, 70 ans, a été condamné à trois ans de prison, jeudi, à Montréal, pour des attouchements sexuels commis sur trois fillettes qui fréquentaient la garderie tenue par sa femme.

Mis à jour le 23 nov. 2012
Christiane Desjardins LA PRESSE

Au terme de son procès, en janvier dernier, l'homme avait été déclaré coupable de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels à l'égard de chacune des victimes, qui étaient âgées de 3 à 5 ans.

Les faits se sont produits à diverses reprises entre le 1er janvier 2007 et le 11 avril 2008, dans la garderie familiale. Selon les fillettes, les gestes étaient commis dans la pièce de télévision, pendant que la femme de l'accusé se trouvait ailleurs dans la maison. L'une des victimes a raconté que l'homme lui demandait de lécher son pénis comme un chat. La femme n'a pas témoigné en cour, car elle a succombé à une maladie en 2010.

Le juge Gilles Cadieux a indiqué que l'état de santé de l'accusé n'était pas un facteur atténuant. Il a cité plusieurs facteurs aggravants, comme le jeune âge des enfants, la nature des gestes (fellation, masturbation), le traumatisme des victimes et le fait que ses gestes minent la confiance des parents et de la société à l'égard des garderies.

M. Parsons a porté le verdict en appel.