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La SQ relance l'enquête sur la disparition de Mélanie Temperton

Gwen Temperton-Vatcher  pose des avis de recherche dans... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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Gwen Temperton-Vatcher  pose des avis de recherche dans son quartier avec une amie d'enfance de la disparue.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

Vingt-quatre ans après la mystérieuse disparition de Mélanie Temperton, ses proches lancent une campagne visant à la retrouver, peu importe ce qui lui est arrivé. On souhaite surtout mettre de la pression sur une personne en particulier, qui était très proche de la disparue.

Mélanie Temperton en 1988.... (Photo fournie par la SQ) - image 1.0

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Mélanie Temperton en 1988.

Photo fournie par la SQ

Depuis le 21 septembre 1988, la jeune Mélanie, alors âgée de 20 ans, n'a jamais donné de nouvelles à ses proches.

Son père, Fred Temperton, se souvient bien de cette journée. «J'étais allé souper avec ma fille au St-Hubert de Terrebonne. Après, je suis allé la reconduire chez sa mère, ici à Mascouche. Elle m'a dit: "N'oublie pas que je t'aimerai pour toujours." Et je l'ai vue entrer dans la maison. Je ne l'ai plus jamais revue», raconte M. Temperton.

La mère de Mélanie, Gwen Temperton-Vatcher, n'était pas à la maison ce soir-là. Une amie, Josée Walsh, est allée la chercher chez elle pour l'amener chez une autre de leurs amies, dans le secteur Saint-Laurent à Montréal.

«Cette amie a dit par la suite que Mélanie n'était jamais rentrée chez elle. On a su plus tard, en retraçant les opérations de sa carte de crédit, qu'elle avait loué une chambre au motel Métro, avenue Lajeunesse [à Montréal]», raconte Mme Walsh.

Elle n'a plus jamais utilisé ses cartes par la suite, ni ses comptes bancaires, selon son père.

Le singulier au revoir de sa fille, ce soir-là, lui laisse croire que quelque chose se tramait. Mais il ne croit pas que sa fille ait décidé de son plein gré de sortir de la vie de ses proches.

Son amie Josée ne croit pas non plus à un geste volontaire. «Une personne qui veut disparaître pour longtemps, il faut qu'elle soit bonne. Qu'elle parte avec de l'argent, qu'elle modifie son apparence. Si elle s'était suicidée, pourquoi on n'a jamais rien trouvé, ni son sac ni son corps?», se demande-t-elle.

«Chaque fois que j'entends aux nouvelles qu'on a trouvé un corps quelque part, mon coeur s'arrête», ajoute M. Temperton.

La police de Mascouche, qui avait commencé l'enquête, a d'abord cru à une possible «fugue» étant donné l'âge de Mélanie. Mais lorsque son employeur a signalé son absence inhabituelle du travail, l'affaire est devenue plus sérieuse. La Sûreté du Québec a pris le relais sur l'enquête. Il y a eu peu de progrès au cours des dernières années.

«À la fin des années 90, on a déjà eu l'information qu'elle aurait pu être enterrée près de sa soeur [morte d'une maladie avant la disparition de Mélanie], à Mascouche. On a creusé, et on n'a rien trouvé», explique Pina Arcamone, directrice de l'organisme Enfant Retour, qui supervise l'opération de relance.

Une douzaine de bénévoles, surtout des membres de la famille de Mélanie Temperton, ont sillonné hier le secteur de Mascouche où la jeune femme a grandi et ont accroché à chaque maison une affiche avec photo de la disparue et la mention d'une récompense de 10 000$ à quiconque aidera l'enquête à progresser.

«On ne peut pas lâcher! On est dans le coin où Mélanie est venue au monde. Je pense que si quelqu'un sait quelque chose, il est ici. Si quelqu'un sait quelque chose, après 20 ans, ça ne sert plus à rien de le cacher. On veut faire notre deuil», explique Gwen Temperton-Vatcher.

«On ne veut même pas savoir qui donne l'information. On veut juste un indice pour la retrouver», renchérit Fred Temperton.

Sans vouloir entrer dans les détails, les proches affirment qu'ils soupçonnent une personne en particulier d'être au courant de certaines informations relatives à la disparition de la jeune femme.

«Il y a une personne d'intérêt qui pourrait avoir un lien avec la disparition. On souhaite que cette nouvelle sortie médiatique mette de la pression sur elle ou son entourage. Le temps est venu d'avoir des réponses, et on ne veut pas souligner les 25 ans de la disparition. On espère que cette personne fera la bonne chose. Tout ce qu'on veut, c'est savoir où elle est», conclut

Mme Arcamone.

Toute personne détenant de l'information susceptible de faire avancer l'enquête peut communiquer confidentiellement avec la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

 




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