Michael-Andrew Garreau, cet infirmier victime de violence conjugale qui a étranglé son conjoint à mort au terme d'une de leurs nombreuses disputes en janvier 2010, a été condamné aujourd'hui à neuf ans et quatre mois de prison pour homicide involontaire.

Vincent Larouche LA PRESSE

C'est sous les yeux de sa mère assise au premier rang dans la salle que l'Ontarien a écouté la sentence du juge Jean-Guy Boilard.

Le magistrat a suggéré aux autorités carcérales d'offrir une aide psychologique au détenu en cas de besoin. «Tant son historique de travail que d'implication bénévole laisse présager de bonnes perspectives de réhabilitation», a déclaré le juge, soulignant au passage que Garreau n'avait aucun antécédent judiciaire.

Garreau, 36 ans, avait étranglé son amoureux Eran Allon après une sévère dispute dans une chambre d'hôtel de Montréal.

Allons lui avait asséné un coup de pied, lui avait craché dessus, avait défoncé la porte de la salle de bain et l'avait mordu à la lèvre si fort que Garreau a dû être traité à l'hôpital.

Un rapport psychiatrique et des courriels déposés en preuve évoquaient la relation houleuse entre les deux, Garreau disant avoir peur des crises violentes de son amant, qui buvait et consommait des drogues.

Aucun historique de violence de la part de Garreau n'a été répertorié, mis à part l'homicide involontaire.