Le concierge d'un immeuble de Côte-des-Neiges a fait une horrible découverte ce matin en sortant les ordures: un cadavre démembré avait été dissimulé dans une valise qui traînait là depuis plusieurs jours.

Vincent Larouche
Vincent Larouche LA PRESSE

C'est peu après 10h que le concierge, curieux, a décidé de vérifier le contenu du gros bagage de tissu abandonné parmi des meubles et des sacs de plastique.

«J'avais vu la valise dans la ruelle depuis au moins vendredi, qui traînait dans les ordures. Ce matin, j'ai remarqué que l'odeur était très forte. Avec un voisin, nous avons décidé de l'ouvrir. Il y avait un torse, mais pas de bras, de tête ni de jambes», a raconté Michael Nadeau à La Presse.

La police de Montréal a immédiatement dressé un périmètre de sécurité autour de l'amoncellement d'ordures, à l'angle du boulevard Décarie et de la place Lucy.

Les enquêteurs de la section des Crimes majeurs sont arrivés vers 13h. Les policiers ont vite interrogé le concierge et conclu entre eux qu'il s'agissait d'un meurtre.

«L'enquête va permettre de déterminer s'il s'agit seulement de parties ou d'un corps au complet», a déclaré l'agent Daniel Fortier, porte-parole du SPVM.

La police a installé un chapiteau pour procéder à l'inspection de la ruelle à l'abri des curieux qui regardent par leurs fenêtres.

Selon M. Nadeau, aucune disparition n'avait été signalée chez les résidents de son immeuble. Le concierge souligne que les preuves auraient bien pu disparaître lors de la collecte des ordures mais que, par chance, les éboueurs n'ont pas tout ramassé l'amoncellement lors de leur passage.

La nouvelle a causé une commotion dans le voisinage. Plusieurs résidents de Côte-des-Neiges sont accourus sur place pour tenter de savoir qui est la victime. «Est-il blanc? Est-il noir? Arabe? Chinois?» demandaient des badauds à la ronde.

Plusieurs d'entre eux ont souligné les problèmes de toxicomanie avec lesquels le secteur est aux prises.

Un autre résident, Richard Payette, avait remarqué l'apparition de la valise dans la ruelle, non loin de son balcon, juste à temps pour le ramassage des ordures vendredi.



«C'est certainement quelqu'un qui connaît l'horaire des vidanges qui a fait ça. Si les vidangeurs avaient tout ramassé, on ne l'aurait jamais su!» a-t-il lancé en pointant la valise.