Une personne a survécu à l'écrasement d'un petit avion, mardi matin, dans le nord-ouest de l'Ontario, mais quatre autre occupants de l'appareil sont morts dans l'accident.

Mis à jour le 10 janv. 2012
LA PRESSE CANADIENNE

Darcy Keesick a été l'un des premiers à arriver près de l'épave de l'avion, qui a pris feu après l'écrasement. Selon lui, l'accident est survenu en pleine poudrerie. «On ne voyait même pas l'autre rive du lac», a-t-il indiqué mardi après-midi.

M. Keesick a raconté que d'autres personnes arrivées sur les lieux ont tenté d'éteindre les flammes en y lançant de la neige avec les mains, tandis que d'autres encore ont creusé un trou dans le lac pour tenter de pomper de l'eau sur l'avion en flammes.

Mais le feu ne voulait pas s'éteindre, a raconté M. Keesick, et la chaleur a fait fondre la glace en dessous de l'appareil. Il regrette seulement de n'avoir pu sortir les personnes qui se trouvaient dans la carcasse de l'avion, plaidant que les premières personnes arrivées sur place avaient fait de leur mieux.

Maggie Kakegamic, membre du conseil de bande de la réserve oji-crie de North Spirit Lake, a affirmé que le survivant avait été transporté dans une clinique médicale locale. Il s'agit d'un ami personnel de Mme Kakegamic, et il lui aurait parlé sur son lit d'hôpital.

Mme Kakegamic a affirmé que l'appareil transportait cinq personnes au moment de l'accident, dont un citoyen de la réserve qui travaille à Winnipeg. Elle a ajouté que l'avion s'était écrasé près de résidences de la réserve.

Des habitants auraient vu l'appareil voler en cercles au-dessus de la réserve, avant d'émettre des bruits de défaillance mécanique et de s'écraser.

La communauté de North Spirit Lake, où l'appareil devait atterrir, est sous le choc, a relaté Mme Kakegamic. «Tous les gens errent en pleurant parce qu'ils connaissaient ces personnes», a-t-elle dit.

La communauté d'environ 400 personnes est située à quelque 400 kilomètres au nord de Dryden, en Ontario.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BSTC) a affirmé que l'avion de la compagnie Keystone Air Service, parti de Winnipeg, s'était écrasé vers 10 h mardi matin. Des enquêteurs sont dépêchés sur le lieu de l'écrasement, mais ils ne devraient pas arriver avant mercredi matin.

Un porte-parole du BSTC n'a pas voulu confirmer le nombre de personnes qui prenaient place à bord de l'appareil. Ce type d'avion peut transporter un maximum de huit personnes.

Selon le directeur régional du BSTC, Peter Hildebrand, la cause de l'accident n'est pas connue pour l'instant. L'avion n'était pas équipé d'un enregistreur des données de vol ou des communications dans la cabine de pilotage. Il n'y avait pas de tour de contrôle à l'aéroport où il devait atterrir, et il n'y a pas eu de contact radio avec l'appareil après son départ de Winnipeg.